Selon Free Mobile, ses concurrents achètent des fréquences qu’ils n’utilisent presque pas, dans le but de l’empêcher de se développer

Selon Free Mobile, ses concurrents achètent des fréquences qu’ils n’utilisent presque pas, dans le but de l’empêcher de se développer

La semaine dernière l’ARCEP a dévoilé les modalités d’attribution des fréquences 5G. Avant cela, il a demandé l’avis des différents opérateurs et les a diffusé sur son site web. Free a ainsi fait part de ses inquiétudes quant à une possible préemption de fréquences par les opérateurs ayant les plus gros moyens financiers.

L’opérateur de Xavier Niel a en effet montré, chiffre à l’appui, que certaines fréquences, en particulier celles dites “hautes” mais également des fréquences en or comme les 700 MHz, sont peu utilisées par ses concurrents. Selon lui, si les autres opérateurs ont acheté ces fréquences mais ne les utilisent pas, c’était uniquement pour en priver leurs concurrents, et en particulier Free, et les empêcher de se développer.

Free Mobile explique ainsi à l’ARCEP “ que ses concurrents ne mobilisent que partiellement leur patrimoine de fréquences, aussi bien dans les bandes hautes que basses, là où elle fait le choix de mobiliser de manière substantielle et uniforme l’ensemble de son spectre. Free Mobile souhaite ainsi attirer l’attention de l’ARCEP sur la possibilité que les opérateurs aux capacités financières les plus importantes développent des stratégies de préemption d’une grande quantité de fréquences afin d’en priver leurs concurrents, sans pour autant optimiser l’utilisation de ces ressources”

Free Mobile craint ainsi que ce scénario se reproduise pour la 5G. Il explique que “le risque d’une stratégie de préemption par les opérateurs aux plus fortes capacités financières d’une grande partie du spectre et d’une sous-utilisation de ce dernier doit impérativement être contenu en favorisant une attribution équilibrée de ce dernier”. Pour l’opérateur de Xavier Niel, “la garantie d’une dotation équivalente à 60 MHz permettrait de mitiger de manière acceptable le risque d’une attribution déséquilibrée et insoutenable d’un point de vue concurrentiel pour Free Mobile. Afin d’ouvrir l’opportunité d’une réelle concurrence sur le marché entreprise et de favoriser le développement de l’activité de Free Mobile”. Ce dernier a en partie été entendu par l’ARCEP puisque dans les modalité d’attribution, chaque opérateur pourra obtenir au minimum un bloc de fréquences 5G de 50 MHz (contre 40MHz initialement)