Le gouvernement dresse un point d’étape sur le déploiement de la fibre et la généralisation de la 4G, ça accélère

Le gouvernement dresse un point d’étape sur le déploiement de la fibre et la généralisation de la 4G, ça accélère

Prenant appui sur les chiffres avancés par les professionnels du secteur, le gouvernement se félicite de la progression du déploiement de la fibre optique en France. Dans le même temps, la couverture 4G du territoire connaît une forte accélération.

“L’accélération des déploiements de fibre optique est notable, depuis le début de l’année 2019. Cela grâce à l’effet de la loi ELAN et d’engagements contraignants imposés aux opérateurs”, saluent conjointement Julien Denormandie, Secretaire d’Etat à la Cohésion des territoires et Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances. Dans ce troisième bilan d’étape, l’heure est à l’optimisme et aux avancées. “La couverture en fibre optique du territoire progresse partout en France à un rythme soutenu grâce aux efforts conjugués de l’Etat, des opérateurs et des collectivités territoriales”, note le gouvernement. En 2019, plus de 4 millions de nouvelles prises en fibre optique seront déployées, “soit deux fois plus qu’en 2016”. Aujourd’hui plus de 15,5 millions de foyers peuvent être raccordés à la fibre optique jusqu’au domicile (FTTH). De leur côté, les professionnels du secteur représentés par InfraNum se disent confiants quant à l’atteinte des objectifs 2022, à savoir 80% des Français éligibles à la fibre. En continuant à ce rythme, ce sera le cas.

Par ailleurs, afin de garantir un même niveau de déploiement de la fibre dans tous les départements, le gouvernement a décidé de lancer une consultation publique pour étudier les modalités de généralisation de la fibre optique dans les territoires les moins bien dotés. “Dès 2020, 140 millions d’euros seront dédiés à l’accompagnement des projets de réseaux d’initiative publique, afin de garantir à terme à tous les Français un accès à la fibre optique”. Aujourd’hui, 3,3 millions de prises ne sont pas encore intégrées au Plan THD, l’Etat a donc décidé de réouvrir le guichet THD dans cette optique. Des subenvetions gouvernementales supplémentaires sont attendues.

« Avec la réouverture du guichet France Très haut débit, nous allons pouvoir achever la couverture en fibre optique de tout le territoire d’ici 2025. La fibre, c’est l’accès garanti à tous les nouveaux usages du numérique pour tous les Français. C’est aussi une clé du développement de nombreux territoires », a souligné Jacqueline Gourault, Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.

En attendant, “chaque jour ouvré, 15 000 Français se voient proposés la fibre en bas de chez eux”, s’enthousiame Julien Denormandie. Les opérateurs poursuivent leurs efforts et inestissement à tour de bras et cela porte ses fruits selon Agnès Pannier-Runacher : “Sur le fixe, l’avancement du plan THD permettra d’atteindre dès la fin d’année prochaine le premier jalon essentiel, à savoir du bon haut débit pour tous (8Mbit/s) avant un nouveau pallier en 2022 (30Mbit/s). Sur le mobile, le rattrapage 4G se fera d’ici 2022. A cette date, La France sera ainsi un des pays les mieux équipés en Europe en matière de réseaux”.

Dans le cadre du New Deal mobile, la couverture 4G du territoire a connu une forte accélération

L’accord historique entre le Gouvernement, l’ARCEP et les opérateurs mobile dit le « New Deal » trouvé début 2018, poursuit sa phase de mise en œuvre opérationnelle. “Cet accord conduit à une amélioration de la qualité et à l’extension du réseau mobile. La généralisation de la couverture 4G avance, avec l’équipement en 4G de plus de 5 111 pylônes existants depuis janvier 2018 (à comparer aux 3 000 lors du point d’étape de décembre dernier)”, informe un communiqué.

De son côté, le dispositif de couverture ciblée visant à assurer une couverture mobile de qualité dans les zones non ou mal couvertes, suit son cours. “Aujourd’hui, 1 171 nouveaux sites mobiles ont été identifiés à date et sont en cours de résorption. C’est déjà deux fois plus que les sites traités entre 2012 et 2017”, note enfin l’Etat.