Orange, Free, SFR et Bouygues à l’heure des solutions pour réduire leur consommation énergétique

Orange, Free, SFR et Bouygues à l’heure des solutions pour réduire leur consommation énergétique

Les usages explosent et la consommation de données augmente sensiblement. Face à cela, les opérateurs veulent faire des économies d’énergie. Place aux solutions.

C’est une certitude, le trafic de données en mobilité grimpe à vitesse grand V et va décupler avec l’arrivée de la 5G. Or aujourd’hui, la consommation de data pèse lourd dans les comptes d’Orange, Free, SFR et Bouygues. Selon la GSMA, association regroupant 750 opérateurs dont Stéphane Richard, PDG d’Orange est actuellement président, la facture énergétique des telcos représente 20 à 40% de leurs dépenses courantes.

Alors en amont de l’arrivée de la 5G, les opérateurs testent plusieurs alternatives pour faire des économies et réduire leur empreinte énergétique. Comme le révèle ce matin Le Figaro, tous ont un objectif commun, celui d’arriver à « la neutralité carbone en 2050 ».

Du côté de Free, les consommations électriques sont en hausse en 2018. L’opérateur l’explique par la poursuite du déploiement de ses réseaux. “Dans un contexte de fort accroissement des usages et des déploiements, la consommation énergétique des éléments de réseau continuera de croître au cours des prochaines années avec notamment la poursuite du déploiement des réseaux FTTH et mobile, ainsi qu’au développement de l’activité Datacenter”, a indiqué la maison-mère de Free.Dans le détail, si les activités de l’opérateur ont un impact environnemental relativement limité par rapport à d’autres activités industrielles, les consommations électriques du réseau sont de 546 GWh, en hausse de 70 GWh sur l’année. Le réseau de Free Mobile est de loin le plus gourmand (51,3%), devant le réseau adsl (22,6%) et les datacenters (17,7%). 

Pour sa part, SFR souhaite « réduire de 10% la consommation énergétique, en rapport avec le débit maximum déployé sur le réseau. Pour cela, le management de l’énergie est intégré dès la conception, et le groupe favorise des technologies moins énergivores et/ou plus efficaces »

Idem pour Orange, entre 2014 et 2018, l’opérateur historique annonce avoir réduit de 2% sa consommation globale d’électricité alors qu’il a transporté sept fois plus de données en mobilité, a t-il fait savoir par la voix de son directeur technique. Aujourd’hui Orange « engloutit à lui seul 0,5% de la consommation énergétique en France », a de son côté révélé Stéphane Richard récemment lors de l’Orange Business Summit. Ses réseaux fixe et mobile comptent pour 90% de ses dépenses. 

Dans leur plan de réduction de leur empreinte énergétique, les opérateurs profitent toutefois du déploiement de la fibre moins énergivore que le réseau cuivre. Idem pour la 4G, plus efficace que la 3G. La cinquième génération de téléphonie mobile sera sur ce point encore plus performante malgré l’explosion du trafic qu’elle va générer. Reste aussi les sites mobiles où « le réglage et le positionnement des antennes » permettent de faire des économies, précise Orange. Comme une installation sur un point haut dégagé par exemple. Enfin, les opérateurs semblent se tourner petit à petit vers le renouvelable comme le solaire et l’éolien. Mais il faudra probablement faire plus.