Google et Meta de nouveau dans le viseur de l’Union Européenne

Google et Meta de nouveau dans le viseur de l’Union Européenne

Un accord passé entre l’ex-Facebook et Google pour la publicité en ligne fait l’objet d’une attention toute particulière  de la part de la Commission européenne.

Les deux GAFAM se seraient-ils entendus ? Telle est la question sur laquelle va se pencher la Commission européenne. Un accord nommé “Jedi blue”, passé entre Facebook (devenu Meta depuis) et Google aurait pu fausser les règles de la concurrence sur le net.

La publicité en ligne fonctionne ainsi : Google fait office d’intermédiaire entre les annonceurs et les éditeurs en ligne, en organisant des enchères en temps réel. Meta de son côté fournit des services d’affichage et participe à des enchères pour des espaces publicitaires, notamment en utilisant les services de technologie de Google ou des concurrents.

L’accord pourrait, selon la Commission européenne “s’inscrire dans le cadre d’efforts visant à exclure les services technologie publicitaire concurrents du programme” de Google. Plus concrètement, Google et MEta auraient pu s’allier pour manipuler le système choisissant quelles publicités s’affichent sur les pages web. « Si notre enquête le confirme, cela signifierait qu’ils faussent la concurrence sur un marché déjà très concentré, au détriment des technologies publicitaires de leurs rivaux, des éditeurs (de contenus) et finalement des consommateurs » explique Margrethe Vestager.

“Jedi Blue” est également dans le viseur de l’autorité britannique de la concurrence. Une collaboration sur le sujet a été annoncée par Bruxelles. Les deux parties accusées ont répondu à ces accusations : d’après Google, l’accord est publiquement documenté et favorise la concurrence. « La participation de Facebook n’est pas exclusive et ils ne bénéficient d’aucun avantage qui les aiderait à gagner des enchères » affirme la firme de Mountain View, arguant qu’elle augmente même la demande d’espace publicitaires. Meta pour sa part explique que son«accord d’appel d’offres non exclusif avec Google et les accords similaires […] avec d’autres plates-formes d’enchères ont contribué à accroître la concurrence pour les placements d’annonces »

Source : Les Echos