Fin de la 2G/3G : Orange se veut rassurant pour les abonnés

Fin de la 2G/3G : Orange se veut rassurant pour les abonnés

Orange est le premier opérateur français a avoir annoncé l’extinction des réseaux mobiles les plus anciens, mais se veut rassurant : tout sera fait pour que la transition se réalise en douceur.

La fin de la 2G et de la 3G, c’est acté pour l’opérateur historique. Orange a en effet annoncé il y a quelques semaines l’extinction de ces réseaux en France et dans tous les pays d’Europe où il est présent. Dans l’Hexagone, la 2G disparaîtra en 2025 et la 3G en 2028. “Cela fait partie de l’innovation et de la préparation du futur que de mettre fin à des technologies obsolètes“, explique son directeur de la technologie et de l’innovation Michaël Trabbia à 01net.

Nous allons bâtir des réseaux virtualisés et automatisés, plus efficaces énergétiquement, avec une meilleure qualité de service et toute la voix sur IP. Pour cela, il faut mettre fin à la 2G et à la 3G” précise-t-il. L’opérateur historique explique tout d’abord que ces fréquences libérées  bénéficieront tout d’abord à la 4G puis à la 5G. D’après Michaël Trabbia “la couverture 4G va être de même niveau, voire de niveau supérieur à celle que l’on a aujourd’hui avec de la 2G/3G. Nous allons surtout récupérer du spectre sur la bande 900 MHz. Cela va nous apporter davantage de capacité, notamment en zone rurale où l’on utilise des fréquences basses parce que l’on a besoin de couverture”.

Il nuance d’ailleurs que cette opération est progressive et “que le processus a déjà commencé. Nous avons pu réutiliser en grande partie les fréquences des bandes 2G et 3G depuis que le trafic baisse sur ces réseaux comme avec les bandes 1800 et 2100 MHz. ”

Quel impact pour les abonnés ?

Si Orange a un calendrier clair, il n’entend pas tout précipiter et veut même rassurer sur l’effet que la transition aura sur les utilisateurs de ce réseau. Pour le grand public, l’opérateur annonce “moins de 10% des terminaux qui sont 2G/3G” et “95% de notre trafic data se fait en 4G/5G“. Si Orange va tester l’extinction avant de l’appliquer au territoire, il explique que “l’impact client de la fin de la 2G et 3G n’a rien à voir” avec celui par exemple de l’extinction du réseau cuivre. Arguant qu’il n’existe presque plus de terminaux 2G seuls, mais 2G et 3G et que le changement de téléphone pour les abonnés concernés vers un modèle compatible 4G sera naturel. D’autant plus que même après 2025, ces abonnés auront encore accès à la 3G via le même appareil, et bénéficient donc de 6ans (jusqu’en 2028, date d’extinction de ce réseau) pour passer à un autre modèle plus récent.

Cependant, même les smartphones compatibles 4G sont susceptibles d’être privés de fonctionnalités avec cette extinction. C’est notamment le cas pour les modèles n’étant pas compatibles avec la VoLTE, qui se retrouveraient alors privés d’appels. Orange explique cependant devancer le problème :  “Nous sommes en train de travailler avec les fabricants parce qu’il y a beaucoup de smartphones qui vont pouvoir devenir compatibles avec la VoLTE via une simple mise à jour du firmware à distance“. Il pourrait alors ne pas être nécessaire de changer d’appareil, mais simplement de procéder à une mise à jour pour conserver son modèle : “en fonction des pays en Europe, nous avons entre 60 et 85 % des terminaux qui sont compatibles VoLTE actuellement“.

Cette bascule impacte majoritairement les professionnels, notamment pour de nombreux appareils (ascenseurs, horodateurs…) utilisant encore les “anciens” réseaux mobiles. Sur ce point, l’opérateur explique être “ contact avec des intermédiaires comme des sociétés d’ascenseurs, des banques, Stellantis ou Renault qui gèrent des flottes avec beaucoup d’objets connectés“. Il annonce avoir invité ces acteurs à arrêter de rajouter des objets qui ne seraient pas compatibles 4G et justement avoir annoncé ce calendrier “pour qu’ils puissent préparer la migration“.