Univers Freebox a testé le Nokia 4.2 disponible chez Free Mobile, un smartphone sans grande prétention

Univers Freebox a testé le Nokia 4.2 disponible chez Free Mobile, un smartphone sans grande prétention

Après vous avoir proposé le test du Nokia 3.2 disponible chez Free Mobile, Univers Freebox s’est penché sur le Nokia 4.2 également présent dans la boutique de l’opérateur. S’il n’est pas parfait, il présente des aspects intéressants au regard de son positionnement tarifaire sous la barre des 200 euros.

Avant de passer à ce test réalisé à partir d’un smartphone acquis par nos propres moyens, voici un rappel des principales caractéristiques du Nokia 4.2 que l’on trouve à 189 euros chez Free Mobile (avec en plus une offre de remboursement de 20 euros en ce moment) :

-   Processeur : octa-core jusqu’à 2,0GHz (Snapdragon 439)

-   Mémoire vive : 3 Go

-   Écran : dalle IPS 5,7 pouces offrant une définition HD+ (1 520 x 720 pixels) avec une petite encoche goutte d’eau

-   Son produit par un haut-parleur dans la tranche inférieure

-   Stockage : 32 Go (extensibles par MicroSD)

-   Compatibilité 4G : support des bandes B1/B3/B5/B7/B8/B20/B28

-  Double capteur photo dorsal : 13 + 2 Mégapixels (principal + infos de profondeur)

-   Appareil photo frontal : 8 Mégapixels (dans une encoche goutte d’eau de l’écran)

-   Prise casque : oui (tranche supérieure)

-   Connectique de charge : Micro-USB (tranche inférieure)

-   Connectivité Bluetooth : version 4.2

-   Support NFC : oui

-   Batterie : 3 000 mAh (non amovible) rechargeable avec le chargeur 5 Watts (fourni)

-   Système d’exploitation : Android 9.0 Pie (programme Android One)

-   Protection : lecteur d’empreintes digitales au dos ou reconnaissance faciale

Un smartphone simple et agréable à tenir en main

La première fois qu’on le prend en main, le Nokia 4.2 se révèle plutôt agréable avec son gabarit idéal pour un usage à une main, à défaut d’avoir un design qui sort du lot. Si la coque est brillante et accroche bien les doigts (avis aux maniaques), elle n’entraîne pas l’effet savonnette.

Chose également notable, le bloc photo arrière se fond dans la coque arrière, évitant ainsi une instabilité lors de l’usage sur une table. Là encore, un bon point.

Un écran et un son simplement corrects

S’il n’est pas le mieux défini, l’écran du Nokia 4.2 offre une luminosité suffisante pour un usage confortable en extérieur avec un bon soleil. Notez d’ailleurs qu’une réglette dans les paramètres permettra d’ajuster la chaleur d’affichage.

Parlons maintenant du son, produit par un haut-parleur dans la tranche inférieure, et donc pas stéréo. S’il ne laissera un souvenir mémorable, il fait son job, aussi bien en jeu qu’en musique. On peut, par exemple, le pousser à fond sans avoir les oreilles qui saignent.

Toujours à propos de son, le mini-jack répond présent dans la tranche supérieure. On ne l’utilisera par contre pas avec les écouteurs d’origine, tant ils produisent un son moyen.

D’ailleurs, pour l’anecdote, leur prise en main et leur bruit de plastique bas de gamme laissaient craindre une surreprésentation des aigus et une absence de basses. En fait, les basses sont bien là, mais les aigus et médiums sont étouffés. Pas mieux finalement, mais surprenant.

Une partie photo sur laquelle on fera facilement l’impasse

Nous voici dans le chapitre le moins glorieux du Nokia 4.2, dans la partie clairement la plus décevante. Dans la majorité des cas, les clichés produits sont passables, quand ils ne sont pas ratés. Les photos manquent cruellement de détails de jour et il faut clairement oublier le zoom qui ne donne rien de bon. En conditions de basse luminosité, rien de dramatique compte-tenu du prix, mais pas de mode nuit pour corriger les défauts. De l’appoint, rien de plus.

Ci-dessous, un photo de jour dans sa version classique, puis dans sa version zoomée :

D’autres photos de jour :

Deux selfies de jour, en extérieur, puis en intérieur :

Deux photos de nuit, avec un éclairage urbain :

Un selfie de nuit :

Des débits 4G sans plus

Comme à l’accoutumée, nous avons testé les débits 4G en nous baladant en ville, mais depuis une zone résidentielle et la salle de rédaction d’Univers Freebox.

Voici des résultats obtenus en extérieur :

 

Et d’autres, obtenus en intérieur :

 

Suffisamment de performances pour joueur

Si le Nokia 4.2 ne clairement pas dans la catégorie gamer, il permet quand même de jouer, et pas seulement à des petits jeux. Asphalt 9 et PUBG Mobile se lancement et tournent de manière de très fluide, en faisant évidemment quelques concessions concernant le niveau de détails. Si PUBG Mobile pousse un peu plus le Nokia 4.2 dans ses retranchements et le fait un peu plus chauffer, jamais de smartphone chaud au point de vouloir le poser.

 

Preuve que PUBG Mobile est jouable sur le Nokia 4.2, nous avons même réussi un top 1.

Nous avons ensuite passé le Nokia 4.2 dans AnTuTu et Disk Speed. AnTuTu confirme les performances pas exceptionnelles. Avec Disk Speed, rien ne s’est passé comme prévu. Soit l’application se fermait ou bloquait totalement le smartphone. Et quand nous avions des résultats, ils étaient étonnamment au raz des pâquerettes. Difficile par conséquent de se fier totalement aux résultats obtenus. 

 

Une autonomie moyenne et une charge lente

Avec une configuration aussi légère et une batterie 3 000 mAh, nous nous attendions à pouvoir tenir la journée sans se restreindre totalement. Et c’est effectivement le cas.

Partis de 23h02 avec 100 %, nous avons fini le lendemain à 23h01 avec 29 %. Entre temps : une mise à jour système pour avoir les patchs de septembre, des tests de débits et de performances, 2 heures et 10 minutes de streaming audio sur une enceinte Bluetooth, 1 heure de YouTube avec les écouteurs, 45 minutes de YouTube avec le haut-parleur, 30 minutes de jeu avec une enceinte Bluetooth, des photos et du Twitter. Une autre fois, nous sommes passés de 100 % à 18h37 pour arriver le lendemain à 43 % à 10h34. Entre temps : 1 heure et 30 minutes de YouTube avec le haut-parleur, 50 minutes de YouTube avec le casque, 45 minutes de streaming audio avec le casque, 45 minutes de jeu avec le haut-parleur, des photos et du Twitter.

Voyant le chargeur 5 Watts dans la boîte, nous avons senti arriver la charge qui n’en finit plus. Nos deux suivis de charge n’ont fait que le confirmer :

-  20h38 : 32 %

-  21h01 : 42 %

-  21h21 : 54 %

-  21h49 : 71 %

-  22h03 : 79 %

-  22h20 : 89 %

-  23h02 : 100 %

 

-  15h56 : 17 %

-  16h06 : 23 %

-  16h11 : 26 %

-  16h25 : 33 %

-  16h40 : 43 %

-  16h58 : 55 %

-  17h26 : 72 %

-  18h01 : 92 %

-  18h37 : 100 %

Notez d’ailleurs que le bouton Power est rétro-éclairé lors la mise en charge. Enfin, pas d’USB-C à brancher dans n’importe quel sens. Il faudra ainsi se contenter de la vieille connectique Micro-USB.

Une interface simple, mais avec quelques fonctions intéressantes et une sécurité à jour

Le Nokia 4.2 s’accompagne du système Android 9.0 Pie et fait partie du programme Android One pour des mises à jour rapides.

 

 

Les deux mises à jour installées durant nos tests nous ont d’ailleurs permis de finir avec les patchs de sécurité du mois de septembre 2019. Un très bon point.

 

En parlant de sécurité justement, les deux solutions de sécurité fonctionnent très bien. Aucune frustration au quotidien. On préfère toutefois le lecteur d’empreintes digitales au dos, beaucoup plus rapide.

On note enfin la prise en compte de quelques raccourcis comme le balayage du lecteur d’empreintes pour afficher les notifications et le retournement du smartphone pour rejeter un appel entrant. Dommage que le réglage soit un peu planqué, et du coup pas très accessible. Il faut en effet aller dans la section “Système” pour la gestion des gestes. 

 

VERDICT : s’il n’a rien de l’expérience imbuvable, en offrant notamment une bonne prise en main, un écran correct, un son correct et des performances suffisantes pour jouer, le Nokia 4.2 ne retient pas vraiment l’attention. C’est un smartphone parmi d’autres et on aura aucun mal à trouver mieux en regardant du côté de la concurrence. Pour à peine plus cher, le Redmi Note 7 en offre clairement plus. Que ce soit au niveau de l’écran, de la photo, des performances et de l’autonomie.