Antenne Free Mobile : selon une municipalité, l’opérateur a bénéficié d’un “moment de flottement”

Antenne Free Mobile : selon une municipalité, l’opérateur a bénéficié d’un “moment de flottement”

“Un moment de flottement dans les services” de la municipalité, et c’est un pylône Free qui sort de terre à la surprise de certains habitants. La commune tente à présent de rectifier le tir.

“Free a bénéficié d’un moment de flottement dans les services”, raconte Jonathan Prioleaud, maire de Bergerac, commune de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Le conseil municipal du jeudi 3 février a en effet été l’occasion d’aborder la question du pylône de 40 mètres de haut implanté décembre 2021 dans le quartier du Bout des Vergnes, au grand dam de riverains réclamant le démantèlement de l’équipement.

Pourtant, un dossier d’information avait bel et bien déposé par l’opérateur. “Cette affaire-là a démarré en septembre 2020”, se remémore Christian Bordenave, conseiller municipal en charge de l’urbanisme à Bergerac. Il explique “ne pas avoir donné d’avis favorable ou défavorable à cette déclaration préalable”, car ne se sentant “pas en position de demander au maire d’accepter ou refuser cet emplacement”. Celui-ci dit également avoir été “étonné” de l’avis favorable de l’Agence régionale de santé.

Christian Bordenave raconte avoir tenté de prendre contact avec Free, pour déboucher sur une concertation avec les habitants. “Ça n’a pas marché, et puis, au bout d’un moment, plus de nouvelles. Pas d’affichage. Nous avons donc pensé que l’affaire était abandonnée”, explique-t-il. Pas de nouvelles jusqu’à l’édification les 21 et 22 décembre 2021, “sans en avoir été informée préalablement”, déplore l’élu. “Je leur ai même proposé de voir s’ils ne pouvaient pas l’installer dans un autre endroit, moins agressif pour les riverains”, explique-t-il concernant une lettre envoyée à l’opérateur pour demander le démontage de l’antenne.

La municipalité prête à soutenir les riverains

La municipalité se dit en tout cas prête à soutenir les habitants dans cette affaire. “Nous avons dit aux riverains que nous étions prêts à aborder avec eux l’action contentieuse”, indique l’élu. “Nous leur avons conseillé de déposer un recours gracieux au niveau de l’urbanisme et surtout un recours au civil”, explique Christian Bordenave qui a reçu les riverains en colère fin décembre. Il souligne que la loi Elan “confisque quasiment le pouvoir des maires sur l’installation de ces antennes”.

Source : Sud Ouest