Free Mobile : une commune mécontente, l’opérateur aurait brûlé les étapes avant d’installer son antenne

Free Mobile : une commune mécontente, l’opérateur aurait brûlé les étapes avant d’installer son antenne

Free a finalement installé son pylône de téléphonie mobile, et ça ne plait ni aux riverains ni à la commune. La municipalité reproche en effet à l’opérateur d’avoir oublié quelques étapes et créé des tensions.

“Lorsque les porteurs de projets ont déclaré vouloir installer cette antenne, nous leur avons demandé de consulter les riverains puis de revenir vers nous, ce qu’ils n’ont pas fait. Ils auraient dû nous demander un certificat de non-opposition”, dénonce Christian Bordenave, conseiller municipal en charge de l’urbanisme à Bergerac, commune du département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. La gronde s’explique par l’installation, fin décembre 2021, d’un pylône de téléphonie mobile pour le compte de Free.

“Nous allons écrire un courrier pour dire notre mécontentement et celui de riverains”, fait savoir Christian Bordenav. Un collectif de riverains a en effet été mis sur pied début janvier pour protester vivement contre l’implantation du pylône et demander un recours gracieux. Le conseiller municipal juge en revanche “très compliqué” d’attaquer sur l’angle de la nuisance visuelle, mais également peu probable de rendre cette antenne illégale.

L’opposition municipale, qui a affiché son inquiétude concernant les ondes et revendique le principe de précaution, réclame la désinstallation de l’équipement. “Nous ne pouvons pas ignorer les rapports inquiétants d’éminents cancérologues, de l’Organisation mondiale de la santé”, explique Fabien Ruet, qui s’est déjà opposé à une antenne et réclamait alors une charte municipale. “L’exposition aux ondes électromagnétiques est source de troubles pour les personnes électrosensibles. Des risques de troubles du comportement, de troubles du sommeil, de troubles sur le développement cérébral, des risques de cancers sont évoqués. Nous ne pouvons pas faire comme si cela n’existait pas”, estime-t-il.

Source : Sud Ouest