Netflix, Disney+, Prime Video devront investir jusqu’à 300 millions d’euros par an dans le cinéma et les séries françaises

Netflix, Disney+, Prime Video devront investir jusqu’à 300 millions d’euros par an dans le cinéma et les séries françaises

Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ et Apple TV ont enfin signé un accord avec le CSA pour cadrer leurs obligations vis-à-vis de la création audiovisuelle.

Un chantier datant de 2018 vient de prendre fin : les plateformes de SVOD majeures et le CSA ont désormais acté le fait d’investir 20% de leur chiffre d’affaires dans les films et séries françaises par les géants américains. Le président du CSA, Roch-Olivier Maistre, se félicite d’un aboutissement “d’une période très intense pour le régulateur qui sécurise des financements non négligeables pour la création française”.

Une bonne nouvelle pour la filière en effet, qui verra arriver environ 250 à 300 millions d’euros par an de dépenses par des plateformes qui ne sont pourtant pas basées dans l’Hexagone. pour l’année 2021, seulement la moitié de ces sommes seront prélevées, mais dès 2022, ces montants seront versés en intégralité. Ils seront répartis entre le cinéma, qui récupèrera 20% de la somme, et la production audiovisuelle obtiendra 80% de ces revenus.

La répartition pourrait cependant être différentes selon la version finale de la chronologie des médias. A l’heure actuelle, les plateformes seraient autorisées à diffuser les films 15 mois après leur sortie en salle, mais si les conditions changent de nouveau, le CSA ajusterait alors ces calculs pour atteindre 25% du chiffre d’affaires de Netflix et consorts. Cependant, maintenant que Canal+ et le cinéma français sont tombés d’accord, une modification semble peu probable.

Une dernière question se pose toujours : le statut de Prime Video. En effet, si Netflix, Disney et autres Apple TV+ sont concentrés sur la diffusion de contenus, l’abonnement payant d’Amazon propose d’autres services en marge de sa plateforme de SVOD. La question a être tranchée, avec un minimum garanti de 40 millions par ans, pouvant être ajusté à 30% du chiffre d’affaires estimé d’Amazon Prime Video.

D’autres services doivent encore signer cette convention la semaine prochaine, pour des montants moins important, il s’agit notamment de Canal+ Séries, OCS ou encore les services de VOD de Google, Amazon et Canal+.

Source : Les Echos