Dévoreurs de data, les abonnés Free Mobile consomment 20 fois plus qu’il y a dix ans

Dévoreurs de data, les abonnés Free Mobile consomment 20 fois plus qu’il y a dix ans

Alors que Free Mobile s’apprête à fêter son dixième anniversaire, le Directeur général d’Iliad Thomas Reynauld revient sur l’évolution des usages et leur impact écologique.

La data se dévore toujours plus chez Free Mobile. Lors d’un colloque organisé par Les Echos et Le Parisien, Thomas Reynaud ainsi que le président de Huawei France et celui de l’entreprise spécialisée dans le reconditionné Smaaart ont été interrogés sur les actions, initiatives et changements nécessaires pour un numérique plus écologique. La question de l’impact sur les usages des réseaux télécoms sur l’environnement a notamment été soulevée.

Des usages en croissance permanente

Avec l’évolution des réseaux, notamment dans le mobile, les abonnés français consomment de plus en plus de contenus sur leur smartphone. C’est d’autant plus observable chez Free Mobile, qui chaque année prouve qu’il accueille les abonnés les plus gourmands en data, notamment grâce au forfait illimité permettant de surfer et télécharger à plein régime sans crainte de faire flamber la facture. Certains vont même bien plus loin que ce qu’on pourrait imaginer, avec des records de consommation de data dépassant les 3 To consommés en un mois, même si ceux-ci restent minoritaires.

A l’heure où l’opérateur s’apprête à célébrer ses 10 ans d’existence, Thomas Reynaud explique que les usages ont été démultipliés. “Lorsque Free Mobile a été lancé, un abonné consommait 1Go, aujourd’hui, un abonné Free Mobile consomme 20 Go” explique-t-il. A titre de comparaison, au second trimestre 2021, les Français consommaient en moyenne 11.6 Go sur les réseaux 4G, tout opérateur confondu, soit une hausse de 12% en un an.

Des ruptures technologiques pour limiter l’impact de cette croissance

Sans innovation, cette hausse de la consommation globale en France pourrait causer bien des problèmes. C’est d’ailleurs la motivation première derrière le début du déploiement de sites 5G l’année dernière malgré l’absence d’un coeur de réseau 5G permettant d’exploiter la nouvelle génération : éviter l’engorgement du réseau 4G et ainsi s’assurer d’avoir des réseaux mobiles dimensionnés pour supporter ces usages plus gourmands.

La nouvelle génération de téléphonie mobile a également une portée importante d’un point de vue écologique, en limitant l’impact de ces usages démultipliés. “Heureusement, la consommation électrique des réseaux télécoms n’a pas été multipliée par 20” rassure avec une pointe d’humour Thomas Reynaud, qui tient à expliquer l’importance des “ruptures technologiques” pour le respect de l’environnement.

Pour rappel, le numérique représente 2% des émissions au niveau national et si d’après l’Arcep, 70% de l’empreinte carbone du numérique est concentrée dans la production des terminaux, les réseaux ne sont pas innocents. Le lancement de la 5G permet également de réduire la consommation électrique du réseau mobile en France. Le directeur général d’Iliad explique ainsi : “ à consommation de donnée égale, la 5G consomme dix fois moins que la 4G“. Cette évolution est notamment portée par plusieurs innovations de la 5G, avec des antennes actives permettant de limiter les émissions aux zones nécessaires, l’utilisation de serveurs pour héberger les données au plus près des antennes et des utilisateurs.

Rappelons qu’Iliad a annoncé un plan pour le climat présenté en janvier 2021, sous la forme de 10 engagements axés sur la problématique environnementale avec des objectifs clairs. L’un des objectifs à plus court terme à déjà été atteint, puisque Iliad utilise désormais 100% des énergies renouvelables garanties pour les approvisionnement du groupe en France et en Italie et cherche à l’atteindre également en Pologne d’ici à 2022. D’autres initiatives ont été lancées, notamment l’extinction des fréquences 2600 MHz la nuit depuis le 1er juin, ou encore la mise en place boîtes de collectes de smartphones dans 100% de ses boutiques. L’opérateur en a profité également pour annoncer que toutes ses Freebox étaient conçues pour durer 10 ans, afin de lutter contre l’obsolescence programmée.