Free Mobile : pas question pour des habitants de ne “voir que ça”

Free Mobile : pas question pour des habitants de ne “voir que ça”

Des habitants entendent bien défendre leur cadre de vie et faire barrage à un pylône Free Mobile qu’ils ne jugent pas essentiel.

“On ne va voir que ça”, peste Martine Toussaint. Comme d’autres habitants de Cessens, commune déléguée d’Entrelacs, dans le département de la Savoie, elle s’inquiète de l’implantation d’un pylône Free Mobile de 36 mètres de haut sur une parcelle privée située à 783 mètres d’altitude au lieu-dit Les Bovets.

Un collectif a ainsi été mis sur pied et une pétition en ligne récolté plus de 350 signatures. Le collectif réfléchit aussi à un recours devant la justice administrative. “Ce n’est pas qu’on ne veut pas d’antenne, on comprend bien qu’il faut suivre l’évolution. Ce qui nous dérange, c’est sa situation”, explique Catherine Francoz, une autre habitante, elle aussi opposée au projet. D’où la banderole “Respect de notre site, l’antenne ailleurs”, récemment installée.

Un “site remarquable”

Faisant également partie des opposants, Frédéric Toussaint, conseiller municipal, évoque une implantation au cœur d’un “site remarquable” où se côtoient écoliers, randonneurs et sportifs. “Depuis une dizaine d’années, la commune met en exergue ce site : les chemins ont été balisés, il y a eu des panneaux touristiques, des parkings de faits. Qu’en même temps on permette ça, c’est paradoxal”, ajoute Catherine Francoz.

“C’est un maillage très rapproché”, souligne par ailleurs Frédéric Toussaint, dénonçant le manque de mutualisation. Trois pylônes de téléphonie mobile fonctionnent déjà sur Entrelacs et deux sont en projet à Cessens (en comptant celui-ci et un autre d’Orange). “On est que sur du confort”, estime Catherine Francoz. “Qu’ils finissent les projets en cours. Internet est un besoin plus important et, là, on rame!”, renchérit Maxime Petit. La fibre optique se fait en effet attendre.

La campagne, un choix

“En général, quand on vient à la campagne, c’est justement pour être au calme et ne pas avoir ces problèmes”, déplore Martine Toussaint, qui craint par ailleurs un impact sur la valeur de l’immobilier aux alentours. Le collectif s’inquiète également concernant l’exposition aux ondes. Selon les opposants, “il n’y a pas assez de recul”. Et d’évoquer l’absence de “principe de précaution”.

Source : L’Essor Savoyard