Orange, comme Free et les autres opérateurs avant lui, envisage dorénavant de céder ses pylônes

Orange, comme Free et les autres opérateurs avant lui, envisage dorénavant de céder ses pylônes

L’opérateur historique pourrait se laisser tenter pour revendre au moins une partie de son réseau, le tout dans le but de "valoriser ses actifs".

Une opportunité envisagée par Orange puisque l’opérateur cherche un moyen de dynamiser sa valeur en bourse qui oscille entre 13 et 15 euros depuis cinq ans. Parmi les solutions envisagées, on trouve également la possibilité de mettre en Bourse Orange Afrique. Mais étant donné que la consolidation du marché des télécoms s’éloigne de plus en plus, Orange pourrait suivre l’exemple de ses concurrents en revendant ses pylônes. 

En effet, Free avait, en marge de son plan Odyssée 2024, annoncé la vente à Cellnex de 70% d’Iliad TowerCo en France soit 5700 sites et de 100 % de la société de gestion d’infrastructures mobiles de télécommunications en Italie, soit 2 200 sites. SFR quant à lui l’avait fait l’année dernière, cédant une partie de ses pylônes de SFR Tower Co. Bouygues Télécom avait quant à lui cédé 3000 sites à Cellnex en 2017. Ce type d’opération permet aux opérateurs de baisser le montant de leurs investissements en en transférant une partie dans ces sociétés dédiées et, le cas échéant, en partageant l’effort financier avec un autre actionnaire, mais surtout de valoriser leurs actifs. C’est d’ailleurs cet aspect-là qui pourrait intéresser Orange d’après Le Figaro

 En effet, l’opérateur dispose du plus important réseau de France et pourrait ainsi revaloriser avec ce type d’opérations. Fabienne Dulac a d’ailleurs expliqué au Figaro : « Nous sommes un opérateur de réseau. Les infrastructures sont en train de trouver une valorisation forte. Nous travaillons sur une stratégie non pas pour générer du cash, mais pour valoriser nos actifs ». Toujours d’après le journal, les opérateurs Vodafone, Telefonica et Deutsche Telekom auraient ainsi déposé un dossier pour racheter une partie des sites d’Orange. Cependant, l’opérateur historique reste pour l’instant dans une phase de réflexion et n’a pas choisi de modèle précis à adopter.