La participation de l’Etat au capital d’Orange pourrait évoluer à moyen terme

La participation de l’Etat au capital d’Orange pourrait évoluer à moyen terme

A l’heure où l’Etat détient toujours 23% d’Orange avec Bpifrance, une réduction de sa participation est possible.

“Orange, dans la doctrine de 2017, fait partie des entreprises où l’évolution de la participation de l’Etat est envisageable”, tels sont les mots mardi 26 octobre de Martin Vial, directeur général de l’Agence des participations de l’Etat (APE)  Vial lors d’une présentation à la presse du rapport de l’Etat actionnaire.

En mai 2017, Emmanuel Macron avait déjà relancé le débat en estimant que la participation de l’Etat au capital d’Orange pourrait « évoluer » car l’opérateur historique « n’est ni une entreprise du secteur nucléaire ou de la défense, ni une entreprise assurant un service public en monopole ». Dans ce contexte, le patron de l’opérateur n’avait pas alors écarté la possibilité pour l’Etat , d’être amené “ à envisager un désengagement de Orange, total ou partiel” , compte tenu de la situation des finances publiques et des besoins d’investissements. Orange se disait alors prêt à cette éventualité bien qu’il assure des missions fixées par le gouvernement ou les collectivités locales comme le déploiement de la fibre ou de la 5G, mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Il n’y a pas de projet à la date où on se parle concernant le capital d’Orange”, a indiqué le directeur général de l’APE. Actuel premier actionnaire d’Orange avec 13,4% du capital sans ajouter les 9,6% de la banque publique Bpifrance, l’Etat ne souhaite en aucun cas “déstabiliser l’actionnariat du groupe” s’il venait à céder ses parts. Se posera inévitablement dès lors, la question des futurs actionnaires.

La privatisation de l’opérateur historique reste encore aujourd’hui un serpent de mer. En 2019, son PDG, Stéphane Richard, déclarait à ce propos sur l’antenne de France Inter : “c’est bien d’avoir l’Etat actionnaire, cela a beaucoup d’avantages, avec quelques inconvénients à certains moments, mon job, c’est de préparer l’entreprise à toute éventualité. Mais ce n’est pas mon souhait, ni celui des salariés d’Orange».

Source : AFP