Enceintes connectées : l’appareil encore perçu comme un gadget, les internautes français encore peu équipés

Enceintes connectées : l’appareil encore perçu comme un gadget, les internautes français encore peu équipés

 

Une étude menée par le CSA et l’Hadopi, avec le concours de 2 605 personnes, s’est intéressée à l’usage des enceintes connectées par les internautes français et les opportunités qui s’offrent aux services de contenus.

De l’étude du CSA et de l’Hadopi, il ressort que 46 % des Français ont déjà utilisé un assistant vocal sur un smartphone, une tablette, un ordinateur, une enceinte ou un téléviseur. En s’intéressant plus précisément à l’enceinte connectée, un Français sur dix utilisait une enceinte connectée à commande vocale. L’achat est d’ailleurs conditionné par deux principaux critères : la notoriété de la marque de l’enceinte et le prix de l’appareil. Et pour ceux qui en possèdent une, 80 % l’utilisent pour du streaming musical, dans le cadre d’une version gratuite ou d’un abonnement payant. 

Selon l’étude, la consommation de contenus à travers les dispositifs avec assistant vocal représente une opportunité à exploiter pour les plates-formes de contenus, notamment pour orienter le plus rapidement possible les internautes vers des contenus illicites. Les enceintes connectées ne sont pas un vecteur de contenus illicites, mais ces derniers pourraient apparaître et prendre de l’ampleur. L’étude cite les 77 % d’utilisateurs d’une enceinte connectée qui sont abonnés à une offre de télévision, de vidéo à la demande ou de musique payante, quand ce chiffre atteint les 46 % pour les internautes dans leur globalité. Il faudra juste penser à rassurer les utilisateurs. 63 % des utilisateurs d’une enceinte connectée estiment en effet que l’appareil représente une menace pour leur vie privée. Il est aussi jugé nécessaire d’initier davantage les utilisateurs qui n’ont pas conscience de tout le potentiel de l’appareil et en ont souvent un usage relativement basique. L’enceinte connectée est par ailleurs perçue comme un gadget par environ un quart des internautes, ce qui explique que seulement 4 % des internautes non équipés auraient prévu d’en acquérir une en 2019.