Soucis de facturation avec certains mobiles loués chez Free : UFC-Que Choisir dénonce une “opération déminage” et poursuivra son action

Soucis de facturation avec certains mobiles loués chez Free : UFC-Que Choisir dénonce une “opération déminage” et poursuivra son action

Dernièrement, Univers Freebox vous révélait qu’UFC-Que Choisir comptait assigner Free concernant la location des smartphones en raison de certaines facturations qui seraient injustifiées. L’opérateur de Xavier Niel parlait alors d’un petit nombre de cas et dénonçait une volonté pour l’association de lancer une procédure afin de faire « sa propre communication ». Aujourd’hui, l’association de consommateurs communique au sujet de son action de groupe déposée devant le tribunal de grande instance de Paris.

UFC-Que Choisir cite deux clients concernés ayant reçu des remboursements de Free sur leur comptes bancaires après avoir été facturés (le premier au motif de non-restitution et le second au motif de n’avoir pas retiré la géolocalisation). Pour autant, l’association de consommateurs n’entend pas se contenter de ces remboursements qu’elle considère comme une façon de « résoudre les litiges en sous-main » et les voit comme destinés à « étouffer une affaire dérangeante ». D’après elle, cela pourrait limiter le nombre de remboursements effectifs, « selon le bon vouloir de Free ». Or, « plusieurs centaines d’autres victimes se sont fait connaître » et « d’autres pourraient suivre ». Pour elle, l’opérateur tenterait une « opération déminage ».

Voilà pourquoi UFC-Que Choisir compte aller jusqu’au bout de son action de groupe. Selon elle, « la procédure sera longue », mais ses chances d’« aboutir positivement sont réelles ». Elle rappelle qu’un jugement rendu le 27 février, par le tribunal de grande instance de Reims, estime la présentation d’une photo insuffisante pour garantir que c’est le smartphone du client et justifier le prélèvement, en référence à la photo produite par Free pour sa défense. Avaient également été soulignés les liens unissant Free et son partenaire pour l’examen des smartphones, qui ne garantissent pas une « impartialité ».