THROWBACK 2020/21 : la 5G de Free, sans “conneries” et avec le plus grand réseau de France encore aujourd’hui

THROWBACK 2020/21 : la 5G de Free, sans “conneries” et avec le plus grand réseau de France encore aujourd’hui

Le 15 décembre dernier, Free annonçait en grande pompe son passage à la cinquième génération de téléphonie mobile.

Nous vous rapportions la semaine dernière qu’Iliad profitait de ce mois d’aout, pauvre en actualité, pour revenir sur ses principales évolutions et nouveautés de l’année 2020-21. Après avoir rappelé son arrivée en Pologne avec le rachat de Play, puis s’être remémoré l’ouverture de son 100e Free Center, l’opérateur est revenu samedi sur le lancement de sa 5G, le 15 décembre 2020.

Après des enchères repoussées plusieurs fois à cause de l’épidémie de Coronavirus, l’opérateur a décroché en septembre 2020 70 MHz de bandes fréquences 5G. Ces dernières permettent d’utiliser la 5G 3.5 GHz, qui devrait permettre, lorsque le coeur de réseau basculera en 5G, d’obtenir des débits plus rapides et une latence très réduite. Fin novembre, SFR lançait le premier la 5G, mais sur une seule ville, il fut suivi d’Orange puis de Bouygues Telecom début décembre et Free était encore aux abonnés absents. Jusqu’au 15 décembre, jour de l’annonce de la 5G de Free, à l’occasion de laquelle Xavier Niel a sorti son meilleur jeu d’acteur.

Dans une parodie du documentaire polémique “Hold-Up”, Xavier Niel enchaîne différentes fausses informations sur la 5G et ses effets, puis finit par lancer un cinglant “pas de conneries!  Chez Free, la 5G c’est inclus pour le même prix“. Alors que ses trois concurrents ont tous opté pour un surcoût en lançant des forfaits dédiés à la 5G, l’opérateur de Xavier Niel l’a simplement inclus dans son offre, boostant même l’enveloppe de son forfait historique qui passait alors de 100 Go à 150 Go par mois.

Outre le prix, Free frappait également très fort en terme de couverture. Il annonçait en effet couvrir dès son lancement 40% de la population française (60% aujourd’hui). Un exploit réussi grâce à l’utilisation de la bande-fréquence 700MHz , déjà utilisée en 4G et considérée comme la fréquence en or de Free. Compatible 5G, cette fréquence permet une meilleure pénétration dans les murs et une couverture plus importante, moyennant des débits plus faibles. Une décision qui paie au niveau couverture, mais qui fait pêcher l’opérateur au niveau des débits d’après le premier baromètre 5G nPerf. Rappelons cependant que la 5G actuellement déployée opère sur un coeur en 4G et que cette nouvelle génération de téléphonie mobile ne sera optimisée que d’ici 2023, pour des résultats encore attendus.

Le 30 juin dernier, Free comptait 10 916 sites 5G opérationnels, dont 10 914 en 700 MHz et 1457 en 3.5 GHz.