Comme Bouygues, SFR annonce répliquer aux offres à prix cassé de ses rivaux, alors qu’il a lui-même intensifié le mouvement

Comme Bouygues, SFR annonce répliquer aux offres à prix cassé de ses rivaux, alors qu’il a lui-même intensifié le mouvement

Free a cassé les prix sur le marché des télécoms. Bouygues Télécom et SFR ont enfoncé le clou à coup de promotions, telles que les forfaits mobiles à 5 euros à vie. Aujourd’hui, SFR déclare répondre à chaque offre à prix cassé. Un peu étrange de se vanter de suivre une dynamique qu’on a soi-même intensifiée…

À l’occasion d’une conférence de presse tenue le jeudi 11 avril, le directeur exécutif grand public de SFR a déclaré que s’il y a offensive sur les prix, l’opérateur au carré rouge en sera. « Dès qu’une offre à prix cassé émergera, nous nous alignerons », a-t-il en effet lancé. Selon les chiffres présentés pour illustrer les propos, la stratégie est déjà d’actualité. Ceux-ci montrent que l’opérateur répond dans la foulée aux promotions lancées dans le mobile et dans le fixe par Bouygues, Free et Sosh (Orange). Et ce, depuis le second trimestre 2018. On se souvient par exemple d’un forfait à 4,99 euros chez Bouygues Télécom et d’un forfait à 5 euros chez Red by SFR, tous les deux proposés à vie. Le genre d’offres dont Maxime Lombardini, à la tête d’Iliad, maison-mère de Free Mobile, n’est d’ailleurs pas vraiment fan, estimant qu’elles n’ont « pas de sens économique ». Un avis semble-t-il partagé en ce moment par Bouygues Télécom, qui tente d’augmenter la facture de ses abonnés à 4,99 euros.

L’attitude offensive n’est en tout cas pas sans rappeler les mots de Didier Casas, secrétaire Général de Bouygues Télécom, en 2016 : « On ne savait pas y répondre. Maintenant, en deux heures, on a notre offre B&You en face, et, à la fin de la journée, c’est neutre ». Mais une position surtout étrange, quand on se souvient que ce sont Bouygues Télécom et SFR qui se sont lancés dans une stratégie de promotions à tout-va, prenant ainsi Free à son propre jeu et expliquant d’ailleurs pourquoi l’opérateur de Xavier Niel cherche un nouveau relais de croissance sur le haut de gamme.

Source : Le Parisien