Ligue 1 : Canal+ obtient gain de cause face à beIN Sports

Ligue 1 : Canal+ obtient gain de cause face à beIN Sports

Mardi dernier, les deux ex-alliés se sont retrouvés face à face devant le tribunal de Nanterre, qui a donne aujourd’hui raison à Canal+.

L’alliance a bien volé en éclat. Selon les informations de RMC Sport, le tribunal de Nanterre juge que Canal+ peut en effet suspendre sa sous-licence à beIN Sports.

Pour rappel, BeIN est actuellement en contrat avec la LFP pour ces deux matches, elle les revend à Canal+ au prix coûtant. Mais puisque la chaîne cryptée n’en veut plus, la LFP a directement mis en demeure beIN Sports en lui rappelant ses obligations contractuelles et le média sport a rétorqué en attaquant la chaîne cryptée. Pour Canal+, beIN manque à ses obligations, considérant que le diffuseur qatari n’a pas assez contesté le contrat signé alors que Mediapro avait fait flamber les droits du Championnat de France.

Ainsi Canal+ serait en droit de refuser de payer la somme de 332 millions d’euros réclamée par la LFP pour la diffusion des matchs du samedi soir et du dimanche après midi. A une condition.

Pour faire payer Canal, BeIN doit poursuivre la LFP

La justice a en effet indiqué que Canal+ peut suspendre son contrat si beIN ne s’attaque pas à la Ligue de football professionnel. Cependant, si la chaîne sport engage une nouvelle procédure, Canal+ devra alors payer, avec une première échéance prévue le 5 août prochain.

Nos confrères citent une source proche du dossier indiquant que “BeIN examine actuellement quelle action elle peut mener en justice. Mais cela ne signifie pas que la chaîne doit payer et diffuser.” Cette dernière affirme ainsi : “ le tribunal a dit: nous devons poursuivre la Ligue et si nous le faisons, Canal doit diffuser. C’est donc ce que nous allons faire”

De son côté, la LFP n’entend pas rester les bras croisés. Un proche de l’instituion explique “nous allons devoir lancer une procédure contre BeIN à propos de ce contrat. Nous avons qu’un seul partenaire contractuel, c’est BeIN. Il reste débiteur de la parfaite exécution du contrat