Altitude met le cap sur la zone AMEL

Altitude met le cap sur la zone AMEL

L’opérateur d’infrastructure annonce ce matin faire l’objet du premier avis favorable de l’ARCEP en matière de projet d’appels à manifestation d’engagements locaux lancé par le Conseil Départemental de la Côte d’Or.

Initié par l’Etat fin 2017, la démarche AMEL permet aux collectivités territoriales de retenir un opérateur privé qui s’engage auprès du Gouvernement à déployer un réseau FttH sur tout ou partie du territoire en complémentarité des déploiements des opérateurs tiers, qu’ils relèvent de l’initiative privée ou publique.

Dans le cadre de la Côte d’Or, l’AMEL s’inscrit en complément du réseau d’initiative publique déployé par le Conseil Départemental. "Il prévoit ainsi l’atteinte de 57 000 foyers en FTTH, qu’Altitude Infrastructure s’engage à financer sur fonds propres et à raccorder d’ici fin 2022, soit 100% des locaux de cette zone", fait savoir l’opérateur.

« Ce projet correspond à notre conception de l’AMEL, qui n’a de vertu que s’il vient en complément d’un projet RIP initial. Nous nous réjouissons de la confiance que l’ARCEP nous accorde sur la Côte-d’Or. Nos engagements sont issus d’une volonté commune, partagée avec l’Autorité, le Gouvernement et le Conseil Départemental , d’apporter le Très Haut Débit pour tous d’ici 2022 », précise David El Fassy, Président d’Altitude Infrastructure.

L’opérateur va pouvoir ainsi se consoler après une récente déconvenue dans les Hautes-Alpes, Alpes de Haute-Provence et les Bouches du Rhône où la DSP qui lui a été confiée a été résiliée. Le déploiement de la fibre revient désormais à SFR collectivités dans le cadre de l’AMEL, éjectant par la même occasion le RIP en place. Une décision qui "interroge sur le dispositif AMEL même, puisque l’Etat a toujours affirmé vouloir mobiliser des investissements privés avec une bonne articulation des projets privés avec ceux de la zone d’initiative publique en respectant l’équilibre économique des projets publics qui ont d’ores et déjà été lancés » avait martelé le PDG d’Altitude en décembre dernier. En Côte d’Or, la situation diffère puisque l’AMEL ne prend pas le dessus mais arrive en renfort du RIP.