Polémique autour des équipements Huawei : la France garde l’idée d’un encadrement plus strict pour le déploiement des réseaux

Polémique autour des équipements Huawei : la France garde l’idée d’un encadrement plus strict pour le déploiement des réseaux

Le gouvernement prépare une seconde version de sa loi visant à encadrer plus strictement le déploiement des réseaux en pleine polémique autour des équipements Huawei.

Alors que les États-Unis invitaient leurs partenaires à boycotter Huawei pour le déploiement de la 5G au motif de risques d’espionnage par la Chine, le gouvernement français avait préféré une réponse moins frontale et opté pour un amendement à la loi Pacte. Ce dernier visait à encadrer plus strictement le déploiement des réseaux, avec l’obligation pour les opérateurs de demander une autorisation au préalable concernant leur choix des équipements. Si le gouvernement avait assuré ne pas viser « un équipementier en particulier » et argumenté sur la nécessité « stratégique » de sécuriser les réseaux, cette volonté d’un encadrement plus strict avait toutefois été jugée prématurée par le Sénat, qui avait ainsi rejeté l’amendement.

D’ici peu, le gouvernement compte revenir à la charge. Un texte sera en effet présenté à l’Assemblée nationale le 3 avril. Comme rapporté par Le Figaro, le gouvernement s’active pour que les opérateurs télécoms aient toutes les cartes en main avant l’été, mais surtout avant le lancement des enchères pour les fréquences 5G prévu à l’autonome. Dans sa nouvelle version, le texte étendra sa portée à davantage d’appareils. La liste exacte sera d’ailleurs publiée plus tard par le gouvernement, après l’adoption de la loi. Toujours selon Le Figaro, « les stations de base et les cœurs de réseaux sont les premiers visés ».

Si les opérateurs accueillent positivement cette transparence avec la publication d’une liste des appareils concernés par l’encadrement, ils sont, comme l’indique l’un d’eux, « en mesure de détecter les risques éventuels présentés par les équipements » qu’ils choisissent. La principale crainte porte sur « une marginalisation de Huawei » et « un appauvrissement de la concurrence dans le domaine » qui pourrait entraîner la hausse des prix.

Source : Le Figaro