Le mariage entre OCS et Altice Studio, de plus en plus incertain mais les discussions continuent

Le mariage entre OCS et Altice Studio, de plus en plus incertain mais les discussions continuent

En discussion depuis l’année dernière, Altice Studio et OCS (Orange) n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente.

C’est une alliance en discussion depuis le début de l’été 2018 : le mariage entre OCS et Altice Studio, les deux offres de SVOD des opérateurs Orange et SFR. Si depuis les deux parties se sont montrées discrètes sur le sujet, Alain Weill, patron d’Altice Europe a pour sa part annoncé le mois dernier que les négociations pourraient se terminer "d’ici l’été". Mais selon nos confrères des Echos, bien que les discussions se poursuivent, celles-ci "tournent en rond". D’après les informations du quotidien, il est aujourd’hui "difficile de trouver un « deal » financier entre Altice-SFR, qui n’a pas l’intention de brader les droits des studios américains qu’il a payés cher, entre 300 millions et 400 millions. Et OCS, qui n’est pas rentable, ne va pas charger un peu plus sa barque… La présence de Canal+, actionnaire (dormant depuis que l’Autorité de la concurrence a neutralisé sa part) à 33,3 %dans OCS,et donc en position de bloquer un « deal » touchant à la modification du capital d’OCS, ne facilite pas les échanges."

L’éventualité d’une fusion semble donc s’éloigner. OCS songerait davantage à mettre la main sur les droits des studios américains avec qui Altice a signé, ceux-ci arrivant toutefois à échéance dans deux ans. « Altice Studio a surpayé les studios américains. Soit ils sortent du cinéma et des séries en récupérant au moins une part de leur mise. Soit ils laissent mourir la chaîne quand les contrats seront terminés… » a fait savoir un connaisseur du dossier.
 
Reste qu’une fusion entre les deux protagonistes permettrait non seulement une amélioration du catalogue, mais surtout une compétitivité accrue face aux divers services de SVOD populaires en France. Avec les nouveaux acteurs qui arrivent sur le marché (comme Disney prochainement) et le géant Netflix qui monopolise 60% des parts du marché de la SVOD en France, une alliance semble nécessaire pour que les services puissent survivre. 

OCS reste le plus important des deux services, avec notamment ses contrats avec HBO lui permettant l’exclusivité sur certaines séries très appréciées dont notamment la culte Game Of Thrones. Altice n’est cependant pas en reste puisque son service bénéficie de contrats avec de grosses pointures hollywoodiennes comme Paramount par exemple. D’ailleurs, à l’époque c’était déjà ces partenariats qui intéressaient OCS. 

Autre risque pour OCS, une éventuelle arrivée du propre service de SVoD de HBO en France. Cela sonnerait la fin l’américain des droits de ses séries vendus à la filiale d’Orange. Son intérêt deviendra alors relatif.