Free Mobile : avec l’arrivée d’une antenne, un couple se sent expulsé et obligé de déménager

Free Mobile : avec l’arrivée d’une antenne, un couple se sent expulsé et obligé de déménager

Un couple doit déménager suite à l’installation d’une antenne-relais Free Mobile. Le maire dit comprendre la situation, mais estime pour sa part n’avoir “rien à se reprocher”. Tout a été fait dans les règles et dans l’intérêt général.

“On s’estime expulsés de chez nous”, estime Philippe Aujames. Trois ans seulement après leur installation Rouvres-en-Plaine, commune dans le département de la Côte-d’Or , cet informaticien à la retraite et sa femme vont devoir déménager. “Nous avons trouvé une maison dans un hameau, dans l’Ain, près de Mantenay-Montlin, au milieu des élevages de poulets de Bresse. C’est une zone blanche, loin de tous réseaux et de notre famille, mais où nous espérons pouvoir vivre enfin apaisés, en acceptant toutefois d’être éloignés de tous les commerces et services médicaux. C’est une contrainte avec laquelle nous devrons composer”, explique sa femme Christine Aujames.

Le couple déménage en effet en raison de l’installation d’un pylône Free Mobile à quelques centaines de mètres de leur maison et de sa mise en service au mois de février dernier. Atteint d’électrosensibilité et ayant réussi à faire reconnaitre son handicap, Philippe Aujames a bien tenté de faire barrage, mais en vain. “Malgré mes démarches auprès de la mairie, je regrette que les élus de la commune, parfaitement informés de notre situation, n’aient pas recherché une solution ou un compromis qui aurait permis d’équiper le village tout en nous laissant la possibilité de continuer à y vivre. Je rappelle que la loi Abeille, votée en 2015, renforce le rôle des maires sur l’exposition du public aux champs électromagnétiques”, explique-t-il. Lui et sa femme s’estiment ainsi “confinés à vie et condamnés à fuir une société électro dépendante”.

Le maire comprend, mais doit répondre à l’intérêt général

Le maire Hubert Sauvain affiche sa compassion et regrette la situation vécue pour le couple, mais estime n’avoir “rien à se reprocher”. Il rappelle qu’il a des obligations de son côté, qu’il doit répondre à l’intérêt général. “Il faut comprendre que plus de 80 % des Roburiens sont demandeurs en termes de réseaux et de connectivité et que, au cours de l’année que nous venons de traverser, nombreux sont ceux qui ont dû poursuivre leur activité professionnelle à domicile, en télétravail. Enfin, ce déploiement répond également à une obligation voulue et imposée par l’État”, explique l’élu. Celui-ci souligne aussi que tout a été fait dans les règles, : “La société Free a implanté son antenne sur les terres d’un particulier dans le strict respect des règles en vigueur et donc avec mon accord”.

Source : Le Journal de Saône-et-Loire