A Marseille, face aux problèmes d’assurances pour leur boxs, les sinistrés sont désemparés

A Marseille, face aux problèmes d’assurances pour leur boxs, les sinistrés sont désemparés

Pour les sinistrés du 5 novembre 2018, parmi les nombreux problèmes d’assurance on trouve aussi des problématiques liées aux box détruites durant le drame. 

Après l’effondrement de l’immeuble, situé au 65 rue d’Aubagne, l’immeuble à côté a du être déconstruit pour éviter les risques qu’il représentait pour les pompiers cherchant d’éventuelles victimes. L’évacuation des habitants de cet immeuble, situé au 69 rue d’Aubagne, a été faite dans l’urgence, les obligeant à laisser toutes leurs affaires pour des soucis de sécurité. Ainsi ces sinistrés se sont retrouvés à laisser leurs vêtements, leurs meubles mais également leurs box internet. 

Alors que ces sinistrés cherchent à être relogés, ils se sont retrouvés confrontés à une problématique de taille. Les opérateurs, dans le cadre des procédures de déménagement, demandent comme d’habitude le retour de leur matériel. Seul hic, les box se trouvent sous des débris d’immeubles dorénavant. Les clients sont donc confrontés au risque de devoir rembourser leur box ( entre 450€ et 600€) malgré leur situation particulière. 

Habituellement, dans des cas de sinistres et de destructions de box, la responsabilité de remboursement incombe aux assurances des abonnés. Cependant, la situation pour les habitants des immeubles déconstruit est bien particulière.

C’est au journal régional "La Provence" que l’un des sinistrés de cet immeuble déconstruit témoigne du caractère problématique de la situation. Maël Camberlein, sinistré et membre bénévole du syndicat de l’immeuble exprime également son découragement face aux procédures demandées. Si pour les victimes du sinistre en lui même, les compagnies d’assurances prendront tout en charge, pour les habitants des immeubles déconstruits ça n’est pas possible. 

"Au 69, il ne s’agit pas d’un accident, c’est une déconstruction volontaire. L’assurance estime que c’est la mairie qui est responsable et qu’elle va se retourner contre elle. Cela signifie un ou deux ans de procédure minimum."

Il s’agit donc d’un problème administratif indépendant des opérateurs qui appliquent simplement leur règlement habituel dans ces situations. Dans le cadre de sinistres, l’opérateur (comme tout autre entité louant du matériel) n’est pas responsable et doit être remboursé des dommages subis par son matériel. Seulement, la situation particulière de ces abonnés fait l’objet d’une faille pour les compagnies d’assurances qui ne sont pas concernées par ce remboursement et renvoient la responsabilité à la mairie, laissant les utilisateurs concernés dans le désarroi.