Free Mobile : face à l’implantation d’une antenne-relais, des riverains pourraient organiser une ZAD

Free Mobile : face à l’implantation d’une antenne-relais, des riverains pourraient organiser une ZAD

 

Focus sur la petite commune de Mortagne-sur-Gironde située en Charente-Maritime où hier plusieurs dizaines de riverains se sont mobilisés contre la future implantation d’une antenne Free Mobile non loin des habitations. 

Armés de pancartes, 80 riverains de cette commune d’environ 1000 habitants ont levé le bouclier dimanche au cours d’une marche de protestation face à l’implantation d’une antenne Free Mobile de 32 mètres de hauteur. Soutenu par le maire, ces derniers ont créé un collectif, lequel a lancé une pétition et tenté de mener une action devant le tribunal administratif, en vain puisque le terrain choisi est privé. Quoiqu’il en soit, les réfractaires dénoncent une pollution visuelle et demandent à ce que le pylône soit érigé plus loin. Leur commune labellisé "village de pierres et d’eau", attire beaucoup de touristes en été, rapporte France Bleu. La principale inquiétude est de ce fait une possible fuite des clients : "La beauté du paysage fait partie de nos arguments de vente. Pour les touristes, ça doit être joli, il ne doit pas y avoir des pylônes partout", regrette un propriétaire de gîtes.

Impuissante, la municipalité a bien tenté de convaincre Free Mobile de changer d’emplacement en lui proposant un autre lieu mais l’opérateur de Xavier Niel n’a jamais répondu à l’offre. Le maire a alors demandé une annulation du projet, seulement le tribunal a donné raison à l’opérateur infligeant à la commune des dommages et intérêts à hauteur de 2000 euros. "L’option judiciaire réglementaire c’est de faire appel directement au niveau du conseil d’Etat avec un avocat agréé mais cela représente des dépenses qui ne sont pas à la hauteur de la commune", a souligné le maire.

Aujourd’hui, certains riverains songent à mener des actions plus "viriles", révèle France Bleu. S’il faut avoir des moyens d’occupation plus formels et plus explicites, on les prendra", a lancé un contestataire. La mobilisation pourrait aussi prendre une autre dimension, une ZAD, soit une zone à défendre pourrait être mise en place prochainement.