5G : le régulateur invite les opérateurs à se mobiliser pour ne pas rater le coche, l’appel d’offres pourrait avoir lieu mi-2019

5G : le régulateur invite les opérateurs à se mobiliser pour ne pas rater le coche, l’appel d’offres pourrait avoir lieu mi-2019

Cela se précise. L’appel d’offres pour les fréquences 5G en France pourrait prendre place à la mi-2019, a confié vendredi le président de l’Arcep, lequel n’a pas manqué d’envoyer un signal à Orange, Free, SFR et Bouygues : penser davantage à la 5G plutôt qu’à la consolidation.

Ne pas être en retard sur la 5G, c’est l’un des objectifs majeur du régulateur qui ne cesse de le répéter, la 5ème génération de téléphonie mobile constitue un enjeu stratégique pour l’industrie française, l’innovation et pour des services publics rénovés.

Si un saut de performances technologiques est attendu en France avec l’arrivée d’offres commerciales dans environ deux ans, la feuille de route du gouvernement présentée en juillet pour faciliter le développement et le déploiement de la 5G, stipule la libération et l’attribution de nouvelles fréquences 5G en 2020. Dans une interview accordée à La Tribune vendredi dernier, Sébastien Soriano a apporté de nouvelles informations sur le déroulement du calendrier : "Nous allons lancer une consultation au mois d’octobre pour définir les modalités d’attribution des fréquences 5G aux opérateurs. L’appel d’offres pourrait avoir lieu dans environ un an, à la mi-2019". De quoi mettre un peu plus la pression sur les opérateurs à l’heure où la consolidation est sur toutes les lèvres ? La question a été posée au président du régulateur, sa réponse est sans ambages  : 

"Peut-être que certains d’entre eux ne sont pas très pressés de lancer la 5G… Mais ça, c’est leur problème, c’est leur stratégie. Le pays, lui, doit se doter d’infrastructures car il y a des enjeux de compétitivité majeurs. J’invite donc les opérateurs à se mobiliser pour être au rendez-vous de la 5G. Aujourd’hui, certains n’ont d’yeux que pour la consolidation… Or le bon chiffre dont il faut discuter, ce n’est pas trois ou quatre, mais cinq, comme 5G !"