Arnaque à la téléphonie fixe qui a fait plus de 2 000 victimes : 15 personnes mises en examen

Arnaque à la téléphonie fixe qui a fait plus de 2 000 victimes : 15 personnes mises en examen

Gros coup de filet à Bordeaux. Quinze personnes ont été mises en examen, suspectées d’être impliquées dans une arnaque à grande échelle qui reposait sur des opérateurs alternatifs de téléphonie annonce la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) 

Pendant plusieurs années, 22 opérateurs alternatifs de téléphonie ont sévi au niveau national en réalisant des démarchages téléphoniques illicites auprès de personnes ne disposant pas d’accès à internet, principalement des personnes âgées.

Suite à de nombreuses plaintes de consommateurs reçues (utilisation illicite de leurs coordonnées bancaires, allégations mensongères sur les tarifs appliqués, prélèvements réalisés directement sur leurs comptes bancaires ainsi que interruption des services de téléphonie de leur précédent opérateur) la DGCCRF a mené l’enquête puis une information judiciaire a été ouverte.

Concernant 18 sociétés impliquées dans cette affaire, 15 garde-à-vue se sont déroulées fin mai 2018 à l’issue desquelles 15 personnes ont été déférées devant le juge d’instruction. Le magistrat a décidé leur mise en examen pour pratiques commerciales trompeuses, collecte de données personnelles par des moyens frauduleux, illicites ou déloyaux, absence de déclaration de traitements de données personnelles à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), blanchiment en bande organisée, contrefaçon de marque en bande organisée.

Parmi ces 15 personnes mises en examen, 14 ont été placées sous contrôle judiciaire avec interdiction de gérer une société de téléphonie et 7 d’entre elles ont dû verser une caution allant de 3 000 à 60 000 €.

La DGCCRF profite de l’occasion pour appeler les consommateurs une fois de plus à la plus grande vigilance lors des démarchages téléphoniques dont ils pourraient faire l’objet, en particulier lorsque l’interlocuteur n’est pas identifié clairement ou lorsque leurs coordonnées bancaires leur sont demandées.