Très Haut Débit pour tous : le mix technologique est une nécessité pour tenir l’objectif de 2022

Très Haut Débit pour tous : le mix technologique est une nécessité pour tenir l’objectif de 2022

L’objectif du très haut débit pour tous à horizon 2022 ne se fera pas sans recours au mix technologique.

S’il ressort de la présentation de l’Observatoire du Très Haut Débit à laquelle Univers Freebox a assisté, qu’en 2022, le taux de couverture en FttH sera meilleur que prévu (84% contre 80% initialement) Antoine Darodes, Directeur de l’Agence du Numérique a rappelé que "nous avons besoin du mix technologique pour assurer l’ambition du THD pour tous d’ici 2022".

Au moins 16% des foyers devront recourir au mix technologique pour ne pas être privés durablement de THD. Les technologies radio et satellite concerneront potentiellement in fine, un nombre conséquent de locaux, évalué à 2,2 millions par IDate. Une première expérimentation de THD Radio à la société Sem@for77 en Seine-et-Marne, elle permet de fournir du très haut débit à 142 communes qui n’en disposent pas actuellement, ces solutions alternatives à la fibre commencent ainsi à se développer.

Dès le début le mix technologique était intégré au plan Très Haut Débit, mais on a eu un focus sur le déploiement de fibre explique le directeur de l’Agence du Numérique "parce que c’était quelque chose de nouveau, il fallait enclencher la machine et parce que cela concernait la majorité des français". Désormais les déploiements avancent bien et il est temps d’avoir un regard plus attentif sur les technologies hertziennes "car c’est là où il y a peut-être le plus de risques que l’on atteigne pas nos objectifs".

Les technologies (THD Radio, satellite, 4G fixe) sont au point, pour Antoine Darodes c’est "l’écosystème de distribution et de commercialisation" de ces technologies qui fait encore un peu peur à une partie de la population. C’est pour répondre à ces inquiétudes que le gouvernement a fait le choix d’alouer 100 millions d’euros sur les 300 millions d’euros restant disponibles des 3,3 milliards dévolus au financement du Plan, pour soutenir l’équipement aux technologies hertziennes (grâce à un chèque de 150 euros). Par ailleurs les mauvaises expériences sur le WiMax ont laissé des traces et un effort de communication va être fait pour promouvoir l’adoption de ces technologies.

L’AVICCA de son côté insiste sur le fait que ces solutions alternatives doivent être pensées comme alternatives et que l’on ne doit pas se contenter d’en faire la promotion mais de réfléchir dès maintenant à comment a mener la fibre dans ces zones. Par ailleurs, Ariel Turpin, délégué général de l’AVICCA, met en lumière la montée en débit sur le cuivre qui a bien rendu service mais qui pose désormais question en particulier sur le coût de fonctionnement du réseau cuivre qui représentera 10% des accès très haut débit en 2022, c’est un coût important pour les collectivités "sur les budgets de certains syndicat mixte cela représente jusqu’à un tiers des frais, des charges de fonctionnement" qu’il convient de réduire pour proposer des abonnements moins chers.