Europe numérique : la France 18e sur 28 états membres

Europe numérique : la France 18e sur 28 états membres

Selon le Rapport sur l’état d’avancement de l’Europe numérique et "L’édition 2018 de l’Indice relatif à l’économie et à la société numériques" élaboré par la Commission européenne, la France se classe en 18e position sur les 28 États membres de l’UE.

Dans l’ensemble, elle conserve son classement avec quelques légères améliorations de sa note, réalisant globalement quelques progrès.

La France a obtenu de bons résultats en matière de compétences numériques, qu’elles soient élémentaires ou avancées, notamment en raison d’une forte proportion de diplômés dans les matières scientifiques et techniques (9e place).

La France affiche une performance moyenne en matière d’administration en ligne (services proposés en ligne et utilisation de ces services) et obtient de bons résultats pour les données ouvertes.

Néanmoins, son niveau de connectivité est inférieur à la moyenne européenne, notamment en raison d’un faible taux de couverture de la bande mobile 4G et du haut débit rapide et ultra-rapide.

De plus, les entreprises françaises ont un degré d’intégration des technologies numériques inférieur à la moyenne. En ce qui concerne le commerce électronique, la France occupe une position moyenne.

Enfin, la France est en retard pour ce qui est de l’utilisation d’internet, tant sur le plan des contenus (actualités, musique et vidéo) que sur celui de la communication (réseaux sociaux) ; même si les transactions en ligne (banque, achats) sont largement pratiquées.

La France appartient au groupe des pays obtenant des résultats moyens avec l’Espagne, l’Autriche, Malte, la Lituanie, l’Allemagne, la Slovénie, le Portugal, la République tchèque, et la Lettonie.

Après les élections d’Emmanuel Macron, le nouveau gouvernement a présenté le «Grand Plan d’Investissement 2018-2022» en septembre 2017, qui a l’ambition d’accompagner la transition de l’économie vers un nouveau modèle de croissance, en prévoyant notamment une transition écologique et numérique, avec un mélange de réformes institutionnelles et d’investissements ciblés.

Le Plan mobilisera sur 5 ans 57 milliards d’euros pour un large éventail d’actions dans le cadre de 4 grands axes de transformation : la transition écologique ; la formation professionnelle ; l’innovation ; la transformation numérique des services publics. Une dotation de 9,3 milliards d’euros est prévue pour ce dernier axe, à savoir l’administration numérique.