IPV6 : des opérateurs appellent l’ARCEP à engager des actions pour un déploiement plus rapide

IPV6 : des opérateurs appellent l’ARCEP à engager des actions pour un déploiement plus rapide

Certains opérateurs représentés par l’Association des Opérateurs Télécoms Alternatifs (AOTA) demandent une intervention supplémentaire du régulateur quant à l’adoption de l’IPV6 en France.

Face à la pénurie d’IPV4 en 2007 a été lancé l’IPV6 qui, grâce à des adresses de 128 bits au lieu de 32 bits, disposent d’un espace d’adressage bien plus important permettant ainsi de couvrir tous les besoins futurs (notamment l’Internet des objets). 

Mais la transition vers ce nouveau protocole est pointée du doigt par certains opérateurs de taille plus modeste que les opérateurs nationaux, qui n’ont pas de réserve d’adresses et qui peinent à fournir des plages d’IPV4 dédiées à leurs clients. L’AOTA souligne par ailleurs que grâce aux capacités financières des opérateurs nationaux, ceux-ci peuvent “s’en procurer massivement via le “grey market””.

L’association demande ainsi à l’ARCEP qui publie déjà un observatoire de la transition vers l’IPv6 chez les fournisseurs d’accès à Internet, de mener de nouvelles actions dont par exemple vérifier que chaque acteur du marché respecte bien les obligations qui sont les siennes en vertu de la loi République Numérique “ à compter du 1er janvier 2018, tout nouvel équipement terminal, au sens de l’article L.32 du code des postes et des communications électroniques, destiné à la vente ou à la location sur le territoire français devait être compatible avec le protocole IPv6”. Et dans le cas contraire, prendre des mesures pour la faire respecter.

Par ailleurs, l’AOTA propose la création d’un groupe de travail et/ou “comité d’experts IPv6” permettant, en lien avec l’obligation mentionnée précédemment, de faire de la France l’une des locomotives de l’Internet de demain en Europe. Ce comité pourrait, outre les principaux opérateurs, réunir aussi des équipementiers, représentants d’éditeurs de services spécialisés (IoT, etc), associations de collectivités, services de l’État (ANSSI, DISIC, etc), afin de proposer des pistes et actions communes pour déployer plus rapidement ce protocole.

Pour rappel Free était l’un des premiers opérateurs dans le monde à faire évoluer son réseau vers l’IPv6 pour optimiser les services proposés à ses abonnés et affichait le taux d’utilisation le plus élevé dans le dernier observatoire de la transition vers l’IPV6 de l’ARCEP.