Altice assure qu’SFR est un actif essentiel alors que les rumeurs de vente se multiplient

Bilan provisoire, trois rumeurs en trois mois autour d’une éventuelle vente ou potentiel rachat de SFR. Le nom de Bouygues Telecom revient deux fois.

En réponse à la rumeur hier d’un intérêt porté par Bouygues Telecom à SFR, l’opérateur au carré rouge n’a pas publié de communiqué. C’est par la voix d’un porte-parole qu’Altice a commenté l’information, ce dernier déclarant que "SFR est un de nos actifs essentiels, intégré au projet industriel à long terme du groupe", rapporte l’AFP.
 
Rangées au placard depuis la tentative de rachat de Bouygues Telecom par Orange, en 2016, les rumeurs d’une possible consolidation du marché des télécoms français refont surface et cette fois c’est SFR qui est au centre de l’attention. Début février, Valeurs Actuelles a d’abord révélé que Patrick Drahi a demandé aux banques d’étudier une éventuelle vente de l’intégralité de SFR. Le groupe a aussitôt démenti avec la plus grande fermeté "ces allégations". Fin mars, bis repetita, La Lettre de l’Expansion, propriété de SFR Presse a de son côté révélé que Patrick Drahi aurait informé avant la chute d’Altice en Bourse «le plus haut niveau de l’exécutif de son souhait de vendre SFR à Bouygues Telecom », le service de communication de SFR a par la suite démenti avec la plus grande fermeté «ces élucubrations».

Hier c’était au tour de Bloomberg d’entrer dans la danse. Selon l’agence économique, Bouygues Telecom discuterait avec un fond d’investissement afin de faire une offre conjointe pour le rachat de SFR. L’opérateur de Martin Bouygues a dans la foulée réagi en réfutant toute discussion avec un autre opérateur mais « comme tout acteur d’un marché, [il] étudie régulièrement les diverses hypothèses d’évolution du secteur des télécoms ». La réponse de Bouygues n’est donc pas un démenti franc et reste suffisamment vague pour qu’on ne puisse savoir si les informations de Bloomberg sont confirmées ou non. Affaire à suivre ou non.