[MàJ] Altice étudierait la vente de SFR et de ses pylônes

[MàJ]  Altice étudierait la vente de SFR et de ses pylônes

Mise à jour : Altice dément formellement une éventuelle vente de SFR. Le groupe ne réfute pas en revanche chercher à vendre Portugal Telecom et étudier la cession des pylônes de SFR.
 
 
Altice aurait demandé aux banques de se pencher sur la vente des pylônes de SFR voire de l’intégralité de l’opérateur au carré rouge.
 
S’il rendra public son plan de redressement pour SFR peu avant la publication de ses résultats annuels prévue le 15 mars prochain, Patrick Drahi est d’après Valeurs Actuelles mis sous pression par les banques, le magnat doit impérativement accélérer le processus de désendettement de son groupe. Et cela passera comme prévu par une succession de cessions d’actifs non-stratégiques en premier lieu en 2018. D’ailleurs après avoir cédé en décembre dernier ses deux filiales suisses, le fournisseur d’accès à internet Green.ch et le centre de données Green Datacenter, pour un montant de 183 millions d’euros, Altice envisage la vente de sa filiale Portugal Telecom acquise à prix d’or en 2014 (7,4 milliards d’euros). L’hebdomadaire va encore plus loin et révèle que "Altice aurait chargé les banques d’étudier la vente des tours relais, voire de l’intégralité de SFR." De quoi relancer les spéculations autour d’une consolidation du marché des télécoms en France.
 
Une possible vente de pylônes, c’est ce que l’agence Bloomberg avançait en novembre dernier. Selon elle, Altice aurait sondé Cellnex, à qui Bouygues Télécom a déjà cédé une partie de ses pylônes, et le français TDF, pour leur revendre certaines des tours de télécoms de SFR ainsi que celles de Portugal Telecom. 
 
L’analyste BoA Merrill Lynch avait estimé dans une note que les pylônes de SFR étaient valorisés à « 2,8 milliards d’euros, en supposant que le groupe en vende 10.000 sur les 19.700 qu’il possède au prix unitaire de 280.000 euros ». Si l’opération se concrétisait, ce serait toutefois une goutte d’eau dans un océan d’environ 50 milliards d’euros de dette, mais cela pourrait donner un signe positif aux investisseurs, qui attendent d’Altice qu’il se désendette.
 
En plaçant la note B+ d’Altice sous surveillance négative le mois dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s a estimé que la scission du groupe en deux parties, avec une branche européenne et américaine « réduira l‘échelle, la diversité et les perspectives de croissance du groupe » ainsi que « la capacité de désendettement de l‘entreprise dépendra encore davantage de sa filiale française SFR ». L’agence de notation a noté également que, « les pressions sur le chiffre d‘affaires en France qu‘elle prévoit pour le quatrième trimestre 2017, pourraient rendre improbable un redressement rapide de SFR ».