Xavier Niel et le rachat de l’opérateur Tigo : vers une issue positive ?

Xavier Niel et le rachat de l’opérateur Tigo : vers une issue positive ?

Xavier Niel à la tête de l’opérateur mobile sénégalais Tigo, ce n’est pas pour maintenant même si cela se précise.
 
Si Xavier Niel et le consortium composé du milliardaire Yerim Sow ont signé un accord pour la cession de « Tigo » avec le Groupe Milicom, maison-mère de l’opérateur en juillet dernier , cet accord a annulé la vente initialement prévue de celui-ci à la banque sénégalaise Wari qui était sur le coup. Depuis de l’eau a coulé sous les ponts. Cette cession a été par la suite mise en suspens, le Président Sénégalais a en août dernier donné par le biais d’un décret, son approbation de la cession de la licence d’établissement et d’exploitation des réseaux de télécommunications de Tigo à la banque Wari. C’est d’ailleurs ce décret que Xavier Niel et ses associés ont tenté de faire annuler fin 2017.
 
Finalement et comme le révèle Dakaractu, le président sénégalais, Macky Sall, a fini par donner en décembre dernier « un ultimatum de deux mois pour trouver un terrain d’entente sous peine d’obliger le gouvernement à prendre une solution qui peut ne peut pas être heureuse ». Cet ultimatum a depuis expiré et « le consortium composé de NJJ Capital (holding de Xavier Niel) et Sofima Lteeen a, depuis plus d’un mois, payé l’intégralité du montant afférent à la transaction conclue avec Milicom », précise le quotidien. Visiblement, la balle est désormais dans le camp de l’Etat. A noter que depuis novembre dernier, la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale à Paris traite l’affaire suite à une demande d’arbitrage déposée par Wari contre le groupe Millicom et le consortium mené par le milliardaire Yerim Sow et Xavier Niel. 
 
En attendant un éventuel dénouement, Orange anticipe déjà cette potentielle arrivée de son rival français. Sonatel filiale sénégalaise de l’opérateur historique, du haut de ses 50% de parts de marché sur le mobile, a d’ores et déjà réduit ses tarifs de 20% à deux reprises. Selon directeur général Alioune Ndiaye, «Xavier Niel n’aura pas autant d’espace économique qu’en France. Il ne peut pas arriver et diviser les prix par quatre ». Pourtant Sonatel génère 46% de marge, tout est donc possible.