Free explique la récente baisse du titre d’Iliad et les inquiétudes des investisseurs

Free explique la récente baisse du titre d’Iliad et les inquiétudes des investisseurs

L’opérateur de Xavier Niel, par la voix de son directeur général est revenu hier lors d’une audition devant la Commission des affaires économiques, sur la récente baisse du cours d’Iliad à la suite des résultats du groupe pour l’année 2017. Maxime Lombardini a indiqué que les investisseurs s’inquiètent avant tout de la rentabilité de ses investissements en zones blanches et sur la fibre en zones rurales.

Même si son rôle n’est pas de commenter le cours de l’action, le DG d’Iliad s’est fendu d’une explication, "le marché ce dont il s’inquiète c’est de nos investissements, le principal message, c’est pourquoi tous ces investissements ? A quoi ça sert d’aller faire les zones blanches, d’aller faire de la fibre sur des zones où le cuivre était très rentable." Et d’ajouter que "c’est le coeur du paradoxe dans lequel nous sommes. Nous voulons couvrir mieux le territoire mais les investisseurs ne sont pas fadas, les sites zones blanches, cela n’amène pas de chiffre d’affaires, pas de marge, pas beaucoup de trafic, la fibre sur les zones rurales c’est encore pire, je caricature, mais l’essentiel de la crainte, c’est ces investissements très élevés." 

Pour rappel, après la publication des résultats du groupe au quatrième trimestre et pour l’année 2017, le titre Iliad a perdu plus de 6% à la bourse de Paris. Malgré de bons résultats, les observateurs ont avancé que les investisseurs ont sanctionné durement les performances du groupe dans le fixe. Si les résultats financiers du groupe sont plutôt bons avec une hausse du chiffre d’affaires de 5,6% en 2017, que les recrutements vont bon train sur le mobile, Free est le premier recruteur pour la 6eme année consécutive, malgré une année record en termes de nouveaux abonnés FttH, la baisse de rentabilité sur le fixe est une réalité. A noter qu’Iliad réinjecte pratiquement la totalité de sa trésorerie dans l’investissement.