Free Mobile : un collectif appelle Xavier Niel à se pencher sur le cas d’un pylône défigurant le paysage dans un parc naturel

Free Mobile : un collectif appelle Xavier Niel à se pencher sur le cas d’un pylône défigurant le paysage dans un parc naturel

 

Direction Bonnieux et Lacoste, deux villages situés dans le Parc du Luberon où un pylône de 35m destiné à accueillir des antennes-relais à commencer par celle de Free, se dresse depuis le 23 février et fait polémique.

Si l’impact des ondes sur la santé et la proximité des habitations figurent parmi les arguments les plus récurrents des collectifs face à l’implantation d’antennes-relais, cette fois-ci il s’agit d’un cas de pollution visuelle. En cause, « une succession de violations de droits » à en croire un collectif. Selon lui, l’opérateur d’infrastructure TDF, après avoir identifié une parcelle susceptible de recevoir ce pylône, a proposé un bail de location au propriétaire qui a accepté, avant de s’empresser de déposer une déclaration de travaux à la mairie de Bonnieux, jugée non conforme par des riverains. « Celle-ci comporte une série de photomontages destinés à montrer l’intégration du fameux pylône. Sur les clichés, il apparaît dépourvu des antennes ou paraboles à venir, inséré dans une nature où les maisons ont été gommées, sachant que dans sa charte, TDF s’engage à préserver l’intégration paysagère, radioélectrique et sociale de ses équipements », dénonce à ce propos le collectif qui estime que ces photos ne reflètent en rien la réalité future et « peuvent être considérées comme une infraction à la déclaration préalable». Oui mais le maire a signé un arrêté de non-opposition après avoir consulté le Parc naturel Régional du Luberon qui a donné un avis favorable qualifiant ce projet « d’intérêt général ».

Ainsi à l’initiative de l’association locale « Bonnieux A tout Coeur », le collectif demande à Xavier Niel, Olivier Huart PDG de TDF et à Brune Poirson, secrétaire d’Etat à l’Environnement que « soit étudié une alternative technique plus discrète, sans ce pylône surdimentionné, permettant de recevoir correctement la 4G dans ce territoire de villages perchés ».

Le 13 mars dernier, le maire a accepté de mettre en oeuvre le moratoire demandé par l’association afin de trouver une solution « satisfaisante ».