Pour Stéphane Richard, l’avenir des opérateurs se situe en partie hors des télécoms

Pour Stéphane Richard, l’avenir des opérateurs se situe en partie hors des télécoms

Si Stéphane Richard ne perd pas de vue que le principal métier d’Orange est le réseau, à savoir le développement de la fibre, la généralisation de la 4G et l’arrivée de la 5G, un axe majeur autour duquel il veut renforcer le leadership de l’opérateur dans les années à venir, celui-ci en est persuadé « l’avenir des opérateurs se situe en partie hors des télécoms, un secteur régulé et hyperconcurrentiel où la croissance est marginale », a t-il déclaré dans les lignes du Figaro
 
En passe de rempiler pour un troisième mandat, l’actuel PDG d’Orange compte d’ailleurs mener à bien la transformation d’Orange en opérateur multi-services, en capitalisant sur les avancées du plan Essentiels 2020. Cela passera par les services numériques comme le développement d’Orange Bank, la cybersécurité et les objets connectés de la maison. Mais l’avenir d’Orange « se situe aussi à l’international, pas forcément dans les télécoms», ajoute Stéphane Richard pour qui « la consolidation du marché français a fait long feu. » Le nouveau comité Exécutif du groupe dévoilé hier aura donc la mission d’appliquer le projet stratégique de son patron dont les choix ont fait mouche aux yeux des administrateurs récemment que ce soit en matière d’internationalisation et de diversification des activités, qu’en termes de programmes d’innovation et d’investissement engagés dans les réseaux très haut débit et les services digitaux. D’ailleurs, la présence ou non de l’Etat au capital d’Orange semble d’après les observateurs liée à la stratégie de croissance de l’opérateur en Europe et dans le monde à l’heure où la France pèse encore près de 45% des 40 milliards de son chiffre d’affaires.