Une nouvelle étude sur l’impact des ondes électromagnétiques relance le débat

Une nouvelle étude sur l’impact des ondes électromagnétiques relance le débat

Une nouvelle étude portant sur l’impact de l’exposition aux ondes électromagnétiques vient semer le doute une fois de plus sur la dangerosité des ondes émises et reçues par nos terminaux mobiles. Elle conclut à l’impossibilité d’établir un lien statistique entre l’exposition aux ondes et le développement de tumeurs chez les rongeurs.

Le très sérieux National Toxicology Progam (pendant américain de l’agence de la sécurité des produits de santé), piloté par le département de la santé des Etats-Unis a publié les résultats de deux études menées sur des rongeurs (rats et souris) afin de savoir si les normes actuelles d’exposition devaient évoluer.

Les animaux, ont été exposés à de fortes radiations électromagnétiques (supérieures au seuil d’exposition réglementaire) pendant deux ans. Il s’agit selon les auteurs de “l’évaluation la plus complète, à ce jour, des effets sur la santé chez les rats et les souris de l’exposition aux radiofréquences” qui aura coûtée prêt de 20 millions d’euros. Les rongeurs ont été exposés à différents types d’ondes (900/1900MHz) de différentes intensités (0, 4, 6, 8, 10, ou 12 W/kg) pendant plus de 9h par jour. Cela représente beaucoup plus que ce qu’un individu peut supporter, donc premier point important, les résultats ne peuvent pas être extrapolés aux êtres humains. 

Selon les résultats, aucune corrélation statistique n’a pu être établi entre le développement de tumeurs chez les rongeurs et l’exposition aux ondes. On observe toutefois une augmentation du risque, uniquement pour les sujets mâles, de développer de petites tumeurs dans la région du coeur explique le docteur Bucher. Mais cela pourrait être dû au hasard ou encore au fait qu’ils soient plus gros que leur congénères féminines.

Par ailleurs, la même étude a été réalisée cette fois avec des souris et les résultats ont conclu à aucune incidente sur la santé des souris. Curieusement, dans ses études les rongeurs exposés aux ondes semblaient vivre plus longtemps que les autres. Ainsi cette étude relance le débat sur la dangerosité de l’exposition aux ondes électromagnétiques en concluant qu’aucun lien direct entre l’exposition et la dégradation de l’état de santé n’a pu être prouvé, les seuils fixés par l’administration américaines resteront identiques.

Un sujet très polémique qui cristallise les angoisses des consommateurs et divise la communauté scientifique sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, d’ailleurs l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail doit en 2018 produire une étude sur l’effet des champs électromagnétiques chez les riverains d’antennes-relais.