Stéphane Richard renvoyé en correctionnelle dans l’affaire Tapie alors qu’il brigue un troisième mandat à la tête d’Orange

Stéphane Richard renvoyé en correctionnelle dans l’affaire Tapie alors qu’il brigue un troisième mandat à la tête d’Orange

 

En campagne depuis plusieurs mois pour sa propre succession à la tête d’Orange, Stéphane Richard a été renvoyé en correctionnelle « pour complicité de détournement de fonds public » et « pour complicité d’escroquerie » dans l’affaire Tapie. 

Les calendriers entre sa campagne et son procès dans l’affaire de l’arbitrage du litige avec le Crédit Lyonnais ne devraient toutefois pas se chevaucher. En cas de renvoi direct en correctionnelle, « la procédure nécessiterait au moins six mois. En moyenne, cela prend plutôt dix à douze mois », avait informé une source à BFM TV en septembre dernier. Alors qu’il brigue un troisième mandat, Stéphane Richard devra d’abord renouveler son mandat d’administrateur en février prochain avant de savoir s’il rempile ou non lors de l’Assemblée des actionnaires d’Orange, normalement prévue le 4 mai prochain. Celui-ci doit également aller présenter son plan stratégique et ses ambitions pour le groupe au chef de l’Etat prochainement. Reste à savoir si l’Etat qui détient 29% des droits de vote d’Orange et qui désigne trois administrateurs au conseil de l’opérateur, décidera du maintien ou non de Stéphane Richard à son poste. Pour rappel, Emmanuel Macron a promis une « République exemplaire ». Quoi qu’il en soit, ce renvoi reste une mauvaise nouvelle pour le PDG de l’opérateur historique même si il est présumé innocent et qu’il n’est plus accusé d’escroquerie mais de complicité d’escroquerie.

S’agissant de sa campagne, Stéphane Richard peut mettre en avant un bilan positif, entre la gestion de la nouvelle concurrence soit l’arrivée de Free, l’expansion du groupe en Afrique ou encore le lancement prometteur d’Orange Bank qui pourrait renforcer la légitimité de l’actuel patron du groupe dans ses fonctions, sans parler de sa popularité auprès des salariés.

 

Source : Les Echos