Orange : cession des parts de l’Etat, l’Elysée aurait son petit préféré

Orange : cession des parts de l’Etat, l’Elysée aurait son petit préféré

Depuis que le président de la République a révélé que l’Etat pourrait faire évoluer sa participation au capital d’Orange, les spéculations vont bon train. Selon Marianne, le processus serait déjà en “phase d’accommodation” et par déduction le nom d’un favori pour reprendre les parts de l’Etat circule.

Désengagement total ou partiel de l’État qui détient 23% du capital de l’opérateur historique ? Aucune certitude, mais les spéculations penchent pour une cession partielle probablement par le truchement de la Banque Publique d’Investissement. Selon les sources de Marianne, le processus serait déjà phase d’accommodation.

En mai dernier, Stéphane Richard, PDG d’Orange et candidat à sa propre succession, invité du Club de l’économie, disait s’être préparé à ce cas de figure  : “Il est possible que l’Etat compte tenu de la situation, des finances publiques, des besoins d’investissements y compris dans d’autres entreprises soit amené à envisager un désengagement de Orange, total ou partiel […] chez Orange, on se prépare à cette éventualité”. Tout en précisant que “si l’Etat décidait de se retirer, il fera une opération de marché”. Par ailleurs Les Echos, en octobre dernier, rélévaient que l’Élysée aurait déjà sondé Bouygues Telecom et Altice.

De leur côté les salariés du groupe considèrent que l’opérateur historique remplit des missions stratégiques pour le pays et cette cession les inquiète, dans un courrier au Premier ministre ils affirmaient en septembre dernier que cela poserait un problème de “souveraineté numérique de la France".

Marianne a recueilli les propos d’un ancien dirigeant de l’Agence des participations de l’État et “contrairement à ce que l’on raconte, il ne faut pas s’interroger sur la rentabilité financière de cette opération pour l’Etat pour connaître le futur acquéreur, explique-t-il. Il faut savoir quel groupe le président veut favoriser. Son intérêt n’est-il pas de rééquilibrer la puissance des opérateurs télécoms comme Xavier Niel, Patrick Drahi et Vincent Bolloré ?” Par déduction, le favori du président serait donc Bouygues Telecom.

 De quoi apporter de l’eau au moulin du schéma de consolidation du marché des télécoms ?
 
source : Marianne