Altice pourrait réduire sa dette d’environ 20% en vendant les meubles

Altice pourrait réduire sa dette d’environ 20% en vendant les meubles

Il y a une semaine Patrick Drahi affirmait aux salariés de son groupe qu’il n’avait l’intention de vendre “ni l’immeuble, ni les appartements”. Finalement Altice s’est résolu à promettre la vente des meubles. Le groupe a annoncé réfléchir à la cession d’actifs “non stratégiques” dans le courant du premier semestre 2018 pour réduire sa dette et rassurer les marchés.

Suite à cette annonce, les analystes ont commencé à sonder les actifs du groupe. BoA Merrill Lynch a estimé dans une note que les pylônes de SFR étaient valorisés à “2,8 milliards d’euros, en supposant que le groupe en vende 10.000 sur les 19.700 qu’il possède au prix unitaire de 280.000 euros”. 

Le Financial Times a révélé hier que le groupe songerait à se séparer de sa filiale dominicaine rachetée à Orange en 2013. Selon Jakob Bluestone, analyste au Crédit Suisse, l’opération pourrait rapporter aux alentours de 2,5 milliards d’euros. 

L’analyste s’est penché sur Portugal Telecom et estime également qu’Altice pourrait vendre cette filiale. Cette dernière vente rapporterait près de 7 milliards d’euros "ce qui commencerait à être conséquent à l’échelle de la dette". 

Le Crédit Suisse reste cependant dubitatif, on peut ainsi lire dans une note que “l’accent mis sur la réduction de la dette implique l’absence de rachats d’actions, et éventuellement une baisse des investissements”. Sur ce dernier point, le décalage d’un an du plan d’investissement est interprété “comme l’aveu que les CAPEX ne baisseront pas en 2018"

Enfin Bryan Garnier rappelle que la vente de la filiale du Bénélux devrait rapporter environ 400 millions d’euros.

Au total donc avec ces hypothèses Bryan Garnier considère que le groupe pourrait arriver à réduire sa dette de près de 20%. Mais cela sera-t-il suffisant pour rassurer les marchés ? Le cours de l’action s’est stabilisé mais reste encore aujourd’hui sous la barre des 8 euros.