Piratage : la Hadopi analyse le processus qui permet aux sites fermés de réapparaître

Piratage : la Hadopi analyse le processus qui permet aux sites fermés de réapparaître

Une réplique du site zone-telechargement.com, fermé fin 2016, n’a mis que quelques mois pour revenir dans le classement des sites de téléchargement illégaux les plus populaires en France, 29e actuellement. La Hadopi s’est intéressée au processus de duplication de ce site.

 
Lutter contre le téléchargement illégal s’apparente à un jeu du chat et de la souris entre les autorités et les pirates. Lors de sa fermeture en novembre 2016 le site zone-telechargement.com était à la 11e position dans le classement des sites de téléchargement français les plus populaires. Quelques mois après l’opération de la gendarmerie ayant conduit à l’arrestation des administrateurs et la fermeture du site, une nouvelle version à l’aspect et au fonctionnement similaires hébergée dans les îles Samoa est de nouveau extrêmement populaire (zone-telechargement.ws). 
 
La Hadopi a publié une étude qui analyse le processus de duplication de zone-telechargement.com.
Premier point relevé par l’Autorité, l’appellation de “site-miroir” est inexacte, il ne s’agit pas de la réactivation du site fermé mais d’un nouveau site.
Deuxième constatation, la rapidité d’apparition du clone permet de récupérer une majeure partie des fréquentations et des revenus publicitaires de l’ancien site. Ces revenus sont doubles et proviennent pour partie d’annonceurs frauduleux mais également d’annonceurs bien connus qui se font flouer grâce à l’utilisation d’obfuscateurs de liens.
Enfin l’étude démontre que seul un petit nombre de contributeurs très actifs alimente en contenus le nouveau site. 90 % des 22 000 titres disponibles ont été mis à disposition par quatorze comptes. Les cinq plus gros contributeurs ont mis en ligne la moitié des 20 000 titres. Ce qui "laisse supposer un
travail à temps plein au regard des volumes en cause, compte tenu du temps nécessaire à l’envoi des fichiers contrefaisants aux plateformes d’hébergement, au référencement des liens vers ces fichiers, puis à la création des fiches pour chaque œuvre sur Zone Telechargement. "
 
La Hadopi conclut en rappelant que le processus qu’elle a identifié se reproduit avec le site T411.