Des riverains et un collectif font bloc physiquement face à l’installation d’une antenne Free mobile

Des riverains et un collectif font bloc physiquement face à l’installation d’une antenne Free mobile

Le feuilleton continue. Une cinquantaine de riverains soutenue par le collectif du Clos et une élue ont fait barrage samedi matin face à l’installation d’une antenne-relais Free mobile sur le toit d’un immeuble à Fontenay-sous-Bois en Ile-de-France.

La grue qui était censée mener à bien l’installation "est repartie bredouille" rapporte Le Parisien. Le mouvement a pris place à 8h du matin peu après qu’une "poignée de riverains" aient pris le contrôle de la chaussée en garant leur véhicule en travers de celle-ci de sorte à faire bloc. A 11h, le quotidien dénombrait une cinquante de personnes sur les lieux. Sur une grille devant l’immeuble concerné, une banderole « enfants en danger, mobilisons-nous ! » donnait d’ailleurs le ton. La problématique dans ce cas de figure étant souvent la même à savoir les ondes. 

Ainsi que nous vous le rapportions la semaine dernière, le collectif du Clos a lancé une pétition et recueilli 300 signatures, celui-ci a également « intenté un recours contre Free », relate Le Parisien. Motif, Free est dans l’illégalité car il n’a pas laissé le panneau de déclaration préalable deux mois d’affilée, un délai obligatoire. La ville de Fontenay a tenu à ce propos une « commission des ondes » pour informer la population vendredi dernier. Par ailleurs, deux autres antennes vont sortir de terre, l’une installée par Free et l’autre par Bouygues Telecom. Celle de l’opérateur de Xavier Niel, n’a pas été autorisée à être implantée par la ville, assure Anne Vienney, conseillère municipale EELV déléguée aux pollutions et membre de l’association des électrosensibles de France (Priartem).

Cette dernière ainsi que des élus de la majorité et de l’opposition étaient présents sur les lieux samedi matin. La ville de Fontenay-sous-Bois a d’ailleurs été assignée en référé par Free et a perdu. Depuis 2010, la municipalité aurait déboursé plus de 60 000 euros en frais d’avocats dans son combat "contre les ondes".