Une confrontation avec Xavier Niel sur le marché italien n’emballe pas Stéphane Richard

Une confrontation avec Xavier Niel sur le marché italien n’emballe pas Stéphane Richard

Qui pour aller se frotter à Free en Italie ? Pas Orange visiblement.

L’arrivée de Free en Italie à la fin de l’année ou début 2018 a de quoi dissuader tout opérateur de venir s’implanter sur ce marché pour le moment. La révolution de 2012 dans le mobile en France enclenchée par Xavier Niel a marqué les esprits, autant ceux des consommateurs que de la concurrence. Stéphane Richard s’en souvient et l’a rappelé à Challenges le 22 septembre. Si Orange a étudié un temps l’intérêt d’une prise de participation dans Telecom Italia, c’est du passé. « Xavier Niel [Free] va y aller. Vu ce qui s’est passé en France, nous ne sommes pas impatients d’aller le retrouver ! » a t-il déclaré.

D’ailleurs plus l’arrivée de Free se précise en Italie, plus le PDG d’Orange écarte la possibilité de reprendre la participation de Vivendi (24%) dans Telecom Italia. Plutôt intéressé en 2016, Stéphane Richard s’est montré plus vigilant voire réfractaire en avril dernier confiant que le moment ne lui paraissait pas adéquat pour imaginer rentrer sur ce marché tout en laissant la porte ouverte : «On est attentif à ce qu’il s’y passe. S’il devait s’y passer quelque chose autour de Telecom Italia on regarderait si c’est dans notre intérêt d’aller plus loin, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui.»

En juin dernier, cette idée de rapprochement truffée de "si" est devenue encore plus incertaine pour le PDG d’Orange qui a déclaré qu’ un rachat éventuel de Telecom Italia "n’est pas envisageable actuellement car le groupe est concentré sur d’autres objectifs plus générateurs de croissance comme la banque ou la cybersécurité." La meilleure stratégie dans ce cas est donc l’attente.

De son côté Vivendi, est catégorique, une fusion entre Orange et Telecom Italia n’aura jamais lieu. C’est du moins les mots d’Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi mais aussi président exécutif de Telecom Italia qui est allé droit au but dans une interview accordée à La Stampa en mai dernier assurant que "TIM ne sera jamais français. Il est et restera une entreprise italienne".