Des salariés d’Orange, inquiets d’un éventuel retrait de l’Etat du capital de l’opérateur

Des salariés d’Orange, inquiets d’un éventuel retrait de l’Etat du capital de l’opérateur

 

Des craintes alimentées par les récents propos du premier ministre Edouard Philippe, confirmant que l’Etat allait prochainement « céder des parties de capitaux », sans toutefois citer Orange. 

De quoi attiser l’inquiétude de certains salariés du groupe. Ces déclarations d’Edouard Philippe datant du 3 septembre dernier ont suivi celles de Bruno Le Maire un jour plus tôt. Le ministre de l’Economie avait précisé lors du forum italien "The European House" que plusieurs privatisations allaient voir le jour : « Je vais annoncer dans quelques semaines que nous allons privatiser certaines entreprises pour avoir de l’argent afin de financer l’innovation ». Le premier ministre avait dans la foulée nuancé ces dires indiquant que ces cessions ne seraient pas automatiquement des privatisations. 

C’est sans doute dans l’optique de pousser le gouvernement à lever le flou que la CFE-CGC d’Orange et l’ADEAS, une association d’actionnaires salariés ont remis une lettre à Edouard Philippe, le 7 septembre selon Le Monde, visiblement très inquiets d’un possible désengagement de l’Etat du capital d’Orange dont il possède 23%. Leur crainte, le devenir du groupe si un rachat par une entreprise étrangère venait à se présenter et qu’adviendrait-il des 40 000 salariés du groupe encore fonctionnaires :«La puissance publique aura-t-elle les moyens de garantir que les actifs stratégiques [de l’opérateur] dans les réseaux de télécommunications français resteront bien au service de notre souveraineté numérique ?», s’interrogent-ils . Ces derniers estimant qu’Orange doit être protégé par l’Etat du fait de son importance stratégique pour les intérêts français.