Les géants de l’internet dans le viseur du gouvernement qui veut leur faire payer plus d’impôts

Les géants de l’internet dans le viseur du gouvernement qui veut leur faire payer plus d’impôts

Populaires oui mais pas suffisamment ponctionnés en France, tel est le son de cloche de Mounir Mahjoubi au sujet de Google, Amazon, Facebook ou encore Apple. 

Invité hier de Raphaëlle Duchemin sur BFMTV et RMC, le nouveau secrétaire d’Etat en charge du numérique a réaffirmé les promesses de campagne d’Emmanuel Macron, à savoir « faire payer un impôt légitime » aux mastodontes de l’Internet en ce qui concerne leurs activités dans l’hexagone et les revenus qu’ils génèrent : "Il faut qu’ils en paient davantage , parce que les consommateurs citoyens le veulent", a ainsi martelé le secrétaire d’Etat , évoquant entre autres les montages fiscaux prisés par Google, Amazon, Facebook ou Apple. Pour résoudre cette problématique, le gouvernement a lancé une initiative au niveau européen en abordant le sujet avec « tous les autres ministres du numérique européens, un sujet qui va revenir sur la table ». Mounir Mahjoubi informe également que la France a fait des propositions, citant la promesse électorale d’une taxe sur le chiffre d’affaires d’Emmanuel Macron. 

"Aujourd’hui, le droit européen, le droit français, ne permettent pas de les taxer parque ce sont de nouveaux opérateurs qui transforment le modèle même d’une entreprise internationale avec des flux qui passent sous notre radar, qu’on ne voit pas", a t-il aussi ajouté. "Mais tout cela est très légal. On ne dit pas que ces boîtes font des choses illégales, on dit que ce n’est pas moralement acceptable. Donc, ce n’est pas acceptable pour les Français que ces boîtes continuent de faire ça", a-t-il par la suite conclu.

Enfin et comme le rapporte l’AFP, le secrétaire d’Etat chargé du numérique s’est refusé à tout commentaire sur la récente annulation du redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé à Google par le Tribunal administratif de Paris, la firme de Mountain View vend de la publicité sur le marché français via sa filiale irlandaise, et est de facto imposée en Irlande, un montage jugé en revanche légal par l’administration fiscale.