L’Etat n’a pas l’intention de remettre en cause le plan Très Haut Débit suite à l’annonce de SFR de fibrer toute la France

L’Etat n’a pas l’intention de remettre en cause le plan Très Haut Débit suite à l’annonce de SFR de fibrer toute la France

 
Lancé au printemps 2013, le Plan Très Haut Débit vise à apporter le très haut débit à tous les français en 2022, et même 2020 d’après les dernières déclaration d’Emmanuel Macron. Pour ce faire, 3 zones ont été définies : les zones denses où tous les opérateurs déploient leur réseau FTTH, les zones AMII où un seul opérateur (principalement Orange) déploie un réseau mutualisé et où les autres opérateurs qui le souhaitent cofinancent le réseau, et enfin les RIP, où ce sont les collectivités territoriales qui sont en charge du déploiement.
 
Mais SFR a perturbé toute cette mécanique en annonçant qu’il voulait fibrer toute la France, seul et sans argent public. L’opérateur voudrait donc construire un réseau parallèle à celui d’Orange sur les zones AMII, ainsi que sur les zones RIP, où les collectivités locales et l’Etat ont déjà injecté beaucoup d’argent. Les RIP risquent ainsi d’être fragilisés avec l’arrivée d’un second réseau. C’est pour cette raison que l’annonce de SFR n’a pas vraiment les faveurs du gouvernement.
 
Interrogé par Les Echos, Julien Denormandie, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, a ainsi expliqué :  " Il faut toujours avoir un souci d’efficacité maximale. Donc il ne s’agit pas de proposer des réseaux en doublon de ceux des collectivités". Le Secrétaire d’Etat a d’ailleurs refusé net tout « Big Bang » du Plan Très Haut Débit.