Interview : Xavier Niel dit tout sur STATION F, les licornes françaises, la fiscalité et Emmanuel Macron

Interview : Xavier Niel dit tout sur STATION F, les licornes françaises, la fiscalité et Emmanuel Macron

Le tout dans un dynamisme débordant.

Alors que STATION F a été inaugurée jeudi dernier en présence d’Emmanuel Macron, Xavier Niel, invité de BFM Business, est revenu avec entrain sur le mode de fonctionnement du plus grand incubateur du monde, passant en revue les différents programmes qui ont pris ou prendront place dans la super-structure qu’il finance à fonds perdus. Il en a profité également pour expliquer pourquoi l’anglais est « un peu la langue officielle à STATION F», avant de mettre en avant la diversité qui règne dans ces lieux puisque pas moins de 20% des start-ups incubées ne sont pas françaises. Autre richesse et réels talents en puissance d’après lui, les "startuppeurs" qui ont un profil non-conventionnel, avec un parcours scolaire non-linéaire, moins de diplômes et issus de milieux moins favorisés, faisant alors allusion à la success story de Larry Page, le cofondateur de Google.

Côté écosystème français, Xavier Niel veut donner une chance aux start-ups « d’essayer et de tenter » alors que dans la Silicon Valley « on vous tue en deux secondes ». Le patron de Free s’est aussi penché sur des exemples de licornes françaises aux « succès colossaux », en rappelant pour la énième fois qu’il faut inciter les jeunes entrepreneurs à prendre des risques et à se lancer. Le code du travail et la fiscalité française étaient aussi à l’ordre du jour et Xavier Niel n’a pas dissimulé son souhait de voir changer certains marqueurs d’image à ce sujet qui « ne sont pas une réalité » pour attirer davantage d’investisseurs en France, aujourd’hui réticents, ou encore faire « fusionner le CDD et le CDI pour en faire quelque chose d’intelligent. » 

Enfin, le magnat des télécoms a insisté sur « la chance énorme » que la France a d’avoir « un président de 39 ans, pro business, qui aime les start-ups et en plus on l’oublie, de gauche, c’est à dire qu’il est à la fois social et libéral". Avant de conclure, « que l’on a besoin du numérique et des start-ups pour faire disparaître le chômage. » Et pour ce faire, il faut les créer aujourd’hui sous peine de ne plus avoir d’emplois demain.