Couverture mobile des zones rurales : des élus réclament une refonte de la stratégie nationale

Couverture mobile des zones rurales : des élus réclament une refonte de la stratégie nationale

Dans un communiqué, pléthore d’associations d’élus demandent à ce que la stratégie du gouvernement soit revue sur la couverture mobile du territoire, et ce dans les zones rurales via la création d’un plan France mobile.

La liste est longue. L’Association des maires de France (AMF), l’Assemblée des départements de France, Région de France ainsi que l’Association nationale des élus de la montagne (Anem), l’Association des maires ruraux de France (AMRF) et l’Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (Avicca) sont unanimes, il faut faire plus d’efforts et passer à l’étape suivante en termes de couverture mobile des zones rurales.

Alors que l’annonce des objectifs du Président de la République est en concordance avec les positions des associations d’élus locaux et de collectivités en matière de couverture mobile, ces derniers estiment qu’il importe désormais de construire rapidement avec l’ensemble des acteurs un "Plan France mobile" porté par une réelle volonté d’aménagement du territoire.

D’après les associations, les besoins d’investissements en matière d’aménagement du territoire ont été jusqu’alors obérés par les coûts d’acquisition des licences imposés aux opérateurs par l’Etat. Ainsi, ces dernières estiment qu’il faut «changer de monde» pour trouver des réponses adaptées à notre époque, aux usages, aux exigences des citoyens et des entreprises dont les attentes concernent autant la voix que les données en mobilité et l’Internet des objets.

Pour conduire ce changement de paradigme, "il faut impérativement associer les représentants des territoires et travailler ensemble (Etat, collectivités territoriales, opérateurs)", notamment aux principales priorités suivantes :

  • nouvelle définition des zones dites «couvertes» avec un degré de précision infra-communal traduisant la réalité de cette couverture en secteur rural, notamment dans le cadre des licences. Il faut a minima faire correspondre la définition de zone couverte à celle des zones de «bonne couverture» ou de «très bonne couverture» de l’ARCEP, à commencer par la 4G ;

  • réalisation en urgence par les opérateurs de la couverture ainsi redéfinie, en doublant au minimum le nombre de sites en secteur rural et de montagne, y compris par l’adjonction d’installations de plus petite taille (small cells) ;

  • généralisation sur l’ensemble du territoire de la couverture de la 5G dans les 5 années suivant le premier lancement commercial de cette nouvelle génération.

Enfin, "les défis de la cohésion territoriale exigent que cette ambition de nouvelle stratégie de couverture mobile ne grève pas les efforts engagés pour le déploiement des réseaux fixes sur l’ensemble du territoire", précise le communiqué.

Source : ANEM