L’Arcep met le cap sur la 5G et l’attribution de nouvelles fréquences

L’Arcep met le cap sur la 5G et l’attribution de nouvelles fréquences

Si pléthore de consommateurs refusent de penser à la 5G puisqu’ils ne captent toujours pas de façon optimale la 4G, toujours en cours de déploiement, l’industrie des télécoms prépare actuellement les réseaux du futur. De nombreux travaux sont donc en cours pour préparer l’arrivée de la dite « 5G ». L’Arcep en premier lieu, d’ailleurs le régulateur a publié hier la synthèse des contributions à la consultation publique " De nouvelles fréquences pour le très haut débit dans les territoires, pour les entreprises, la 5G et l’innovation " lancée le 6 janvier 2017. 

Sans l’ombre d’un doute, l’Arcep touche du doigt la 5G et prépare son arrivée en annonçant que la bande 3,4-3,8 GHz a vocation à accueillir dès 2020 des services mobiles de cinquième génération. Le régulateur souhaite donc entamer immédiatement les différents travaux préparatoires au lancement de la 5G dans cette bande.

Réorganiser la bande 3,5 GHz

Les contributeurs à la consultation publique se sont montrés favorables à un réaménagement des fréquences dans cette bande, pour prendre en compte l’évolution des technologies utilisées. Ainsi, les autorisations qui existent actuellement dans la bande 3400-3600 MHz seront regroupées, sous la forme de blocs contigus, vers le bas de la bande, afin d’atteindre, à terme, le schéma cible présenté ci-dessous.

Cela permettra de disposer pour la 5G, de plus de 300 MHz contigus d’ici 2020, et de 340 MHz d’ici 2026 (voire 390 MHz là où les fréquences ne seraient pas utilisées pour le THD radio). L’objectif de l’Arcep étant ainsi de « compléter la boîte à outils qui est disponible pour couvrir le territoire en haut et très haut débit fixe : l’usage de ces fréquences pourra être complémentaire du déploiement de la fibre, de la modernisation des réseaux cuivre et câble existants, de l’usage de la 4G des opérateurs mobiles, ou encore du satellite. »

S’agissant du THD radio, l’Arcep confirme son intention de permettre l’utilisation de 40 MHz pour proposer des accès fixes à Internet à très haut débit, dans les territoires ne disposant pas de solutions satisfaisantes à court ou moyen terme. Il s’agira de la bande 3420 3460 MHz. L’Arcep espère l’ouverture de la procédure d’attribution des fréquences en septembre 2017 pour le THD radio.

Lancer des pilotes 5G

Sans attendre le déroulement de ces réaménagements et l’attribution des fréquences 5G, l’Arcep souhaite permettre rapidement aux acteurs qui en feraient la demande de pouvoir réaliser des pilotes 5G. Ainsi, une sous-bande de 80 MHz (3600 3680 MHz) a été identifiée et pourrait être attribuée dans différents lieux. Au vu des différentes contraintes imposées, de manière transitoire, par d’autres utilisateurs de ces fréquences, le régulateur a identifié une première liste de villes où de tels projets pilotes pourraient être menés : Lyon, Nantes, Lille, Le Havre, Saint-Étienne et Grenoble. Cette liste n’est pas limitative et l’Arcep invite toutes les personnes intéressées par le lancement de tels pilotes à la contacter pour étudier la faisabilité de leur projet. Enfin et sur la base de ces tests, l’Arcep espère lancer à compter de 2018, la procédure d’attribution qui permettra le lancement de la 5G en France.