Vincent Bolloré a “beaucoup d’admiration” pour l’homme “intelligent, agile et efficace” qu’est Xavier Niel

Vincent Bolloré a “beaucoup d’admiration” pour l’homme “intelligent, agile et efficace” qu’est Xavier Niel

Lors de l’assemblée générale de son groupe qui s’est tenue hier, Vincent Bolloré a confirmé que son fils Yannick avait vocation à reprendre la tête du groupe et s’est également exprimé sur l’arrivée de Free en Italie et Xavier Niel.

Un pas supplémentaire dans la construction de l’empire familial se dessine.

Il l’avait déjà affirmé à plusieurs reprises et l’a répété devant les actionnaires de son groupe : “On veut constituer un groupe important et à un moment, pour le valoriser, on fera venir Yannick”.

Coopté l’année dernière au conseil de surveillance de Vivendi, son fils Yannick agé de 37 ans, qui dirige déjà Havas, est donc pressenti pour succéder à Arnaud de Puyfontaine à la tête du groupe. "De la même façon que vous avez vu la courbe d’Havas en Bourse qui a commencé à monter quand Yannick est arrivé, vous comprenez quelles vont être mes prochaines intentions. C’est que Yannick reprenne à un moment Vivendi." 

Telecom Italia vs Free

Arnaud de Puyfontaine qui conserve ses fonctions au sein de Vivendi est désormais quant à lui président exécutif de Telecom Italia depuis le conseil d’administration du groupe italien qui s’est également tenu hier. De Paris, Vincent Bolloré a adressé une mise en garde à l’équipe de l’opérateur italien dont Vivendi a pris le contrôle en s’exprimant sur Xavier Niel un homme “intelligent, agile, efficace” pour qui il a “beaucoup d’admiration” et qu’il sait capable de “prendre une grosse part de marché”. Il a expliqué que TI devait se mettre en ordre de bataille pour “résister à son offensive”.

Par ailleurs aucune allusion n’a été faite en Italie lors du CA par rapport à la condition sine qua non du feu vert de la Commission européenne pour que Vivendi prenne le contrôle de l’opérateur italien. Revendre les parts majoritaires de Persidera, n’a pas été mis en discussion et Recchi le président sortant a affirmé hier dans un interview à la presse italienne que chez Vivendi "personne ne nous a rien demandé et ça n’est pas à l’ordre du jour".