Couverture zones peu denses : l’ARCEP fait le point sur le déploiement 2G/3G/4G d’Orange, SFR, Bouygues et Free

Couverture zones peu denses : l’ARCEP fait le point sur le déploiement 2G/3G/4G d’Orange, SFR, Bouygues et Free

Dans son observatoire trimestriel publié ce matin, l’Arcep lève le voile sur l’état des déploiements des opérateurs mobiles au regard de leurs obligations en zones peu denses. 

Concernant les « zones blanches – centres-bourgs », Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free sont conjointement tenus d’apporter une couverture de base dans des zones identifiées comme non-couvertes. Ce programme comporte désormais près de 4000 centres-bourgs, après les ajouts en 2016 de 268 centres-bourgs et en 2017 de 273 centres-bourgs. Avec une obligation pour les opérateurs d’apporter un service voix/sms avant le 31 décembre 2016, et un service haut débit d’ici le 30 juin 2017, dans tous les cas au plus tard 6 mois après la mise à disposition du pylône par les pouvoirs publics. 

Stagnation pour la 2G

Ainsi au premier trimestre 2017, les centres-bourgs de ce programme sont toujours couverts à 92% pour les services voix et SMS. « L’immense majorité des centres-bourgs restants attendent la construction, par les pouvoirs publics, d’un pylône pour être couverts. De leur côté, les opérateurs doivent encore déployer leurs équipements dans 4 centres-bourgs, dont 3 pour lesquels ils indiquent rencontrer des difficultés d’implantation du pylône » dixit l’Arcep. A noter que Free a rejoint ce programme à compter de 2016. Ce dernier est quant à lui toujours en attente de la construction de l’intégralité des pylônes (234) par les pouvoirs publics. 

Le point sur le déploiement 3G sur les zones blanches

La couverture en services haut débit 3G continue de progresser puisque désormais 82% des centres-bourgs ont accès à l’internet mobile contre 75% le trimestre précédent. Bouygues Telecom passe de 84% à 87% de couverture, SFR fait jeu égal et bondit de 76% à 87% et Orange de 79% à 89%. L’ARCEP rappelle que les opérateurs doivent poursuivre leurs déploiements, en vue de les finaliser d’ici le 30 juin 2017 et d’assurer le respect de leurs obligations, conformément à la loi. Concernant Free, Maxime Lombardini expliquait en février dernier devant les députés  : « On sera présent sur l’ensemble des sites de ce programme d’ici la fin juin et nous sommes opérateur leader sur un peu moins de 300 sites, nous participons donc naturellement à l’effort collectif. »

 

Dans les zones peu denses, ça avance

S’agissant de la 4G, le régulateur se réjouit enfin qu’« au-delà du respect des obligations, les opérateurs ont continué leurs déploiements sur cette zone. Ainsi, SFR, Bouygues Telecom, Orange et Free Mobile déclaraient respectivement couvrir en 4G, avec la bande 800 MHz ainsi qu’avec les autres bandes, en avril 2017, 68%, 66%, 58% et 45% de la population de cette zone peu dense. »

Pour rappel, les opérateurs titulaires de fréquences en bande 800 MHz (Bouygues Telecom, Orange et SFR) étaient tenus de couvrir, au 17 janvier 2017, 40% de la population de la zone peu dense. Ces derniers avaient annoncé respecter cette obligation. L’Arcep a procédé, au premier trimestre, à une campagne de mesures sur le terrain qui a permis de s’assurer du respect de leur obligation par chacun des trois opérateurs. « Au regard de ces éléments, l’ Arcep a constaté que Bouygues Telecom et SFR ont respecté les obligations prévues par les mises en demeure anticipées qui leur avaient été adressées et rendues publiques en 2016, et a décidé de rendre publique cette information. » N’ayant pas de fréquences en bande 800 MHz, Free Mobile n’est pas soumis à cette obligation. Il est en revanche tenu de couvrir 50% de la population de cette même zone en 4G d’ici le 17 janvier 2022, en bande 700 MHz.

Enfin, une mise à jour de cet observatoire sera publiée en septembre 2017 qui fera notamment le point sur le respect par les opérateurs de l’échéance de couverture des centres-bourgs en 3G du 30 juin 2017.